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Vanessa Buttersworth, l'une des quatre activistes arrêtés ce matin à Toronto, alors qu'elle tentait de suspendre une bannière dans l'atrium du centre Eaton sur laquelle on pouvait lire « Sears, Best Buy, Indigo Books, Toys R Us, Canadian Tire et Kleenex = destruction de la forêt boréale ». Les zones encore intactes de la forêt boréale sont littéralement transformées en papiers hygiéniques ou feuillets publicitaires.
AgrandirCet événement s’ajoute aux pressions que Greenpeace effectue auprès des compagnies forestières québécoises depuis la publication du rapport Destruction en chaîne, en août 2007. Dans le contexte où, au Québec, le gouvernement entame d’importantes consultations au sujet de son Livre vert sur la forêt qui laisse peu de place à la conservation, Greenpeace a ainsi rappelé à tous toute l’importance des marchés pour en arriver à une meilleure protection de la forêt boréale au Québec et au Canada.
Par cette action, Greenpeace a choisi de cibler des clients directs ou indirects des compagnies forestières AbitibiBowater, Kruger et Buchanan, de même que de la forestière SFK Pâte. Selon Greenpeace, la plupart des circulaires de ces grands magasins sont imprimées sur du papier fabriqué par des entreprises qui coupent les dernières forêts intactes. Ces clients dépensent des millions de dollars en publicité imprimée et participent ainsi au gaspillage d’un patrimoine mondial.
Greenpeace fait au Canada et sur la scène internationale des pressions sur les marchés depuis la publication du rapport Destruction en chaîne, en août 2007. Greenpeace a réalisé plusieurs actions directes, dont une au siège social d’AbitibiBowater à Montréal. Greenpeace demande à Sears, Best Buy, Indigo Books, Toys “R” Us et Canadian Tire d’ajouter leur voix à ces clients commerciaux et de prendre leurs responsabilités quand vient le temps d’acheter des papiers issues de la forêt boréale.
La situation est toujours préoccupante en forêt boréale :
La police torontoise a donc intercepté et arrêté les activistes Mark Goldsworthy, Roxanne Gadoua, Naila Lalji et Vanessa Buttersworth avant que ceux-ci ne puissent dérouler entièrement leur immense banderole. Ces quatre activistes sont présentement détenus au poste 52 de la police de Toronto, situé au 255 rue Dundas ouest.