Les pays du G8 sont historiquement responsables de plus de 80% des
émissions de gaz à effet de serre et génèrent aujourd'hui plus de 40%
des émissions de CO2. Les émissions par habitant dans les pays du G8
sont parmi les plus élevées au monde, menées par celles des Etats-Unis,
qui émettent environ 20 tonnes de CO2 par an
1.
Greenpeace appelle les pays du G8 à s'accorder au minimum pour
2 :
- Maintenir l'augmentation globale des températures en deçà de 2 degrés Celcius, comparativement à la période pré-industrielle.
- S'engager
à des réductions d'émissions de 30% d'ici à 2020 et de 80-90% d'ici à
2050 (par rapport aux niveaux de 1990). Pour faire preuve de
leadership, l'Allemagne doit s'accorder unilatéralement sur un minimum
de réduction de 40% d'ici à 2020.
- Appeler les négociateurs qui
se réuniront en décembre à Bali à s'accorder sur un mandat officiel et
un agenda pour que la seconde phase d'engagement de réduction des
émissions du Protocole de Kyoto ait lieu au plus tard en 2009.
- S'assurer
de l'arrêt de la destruction et de la dégradation des forêts intactes
d'ici à 2010 et de toutes les forêts d'ici à 2020, étant donné que plus
de 25% des émissions de CO2 viennent de la déforestation des forêts
tropicales.
Greenpeace souligne que le G8 n'est pas
contraint d'agir en consensus et qu'en 2005, les sept pays engagés dans
Kyoto ont promis de faire de ce protocole un succès.
Dans son scénario
[R]évolution énergétique, vers un avenir énergétique propre et durable,
Greenpeace a montré qu'une réduction de 50% des émissions était
possible à condition de changer la façon dont nous utilisons et
produisons de l'énergie, notamment en soutenant l'arrêt du charbon, la
pire menace pesant sur le climat
3.