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Greenpeace avait bien accueilli la création de la CAAAQ puisque l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire au Québec est désormais un enjeu majeur de la société québécoise, que ce soit d’un point de vue environnemental (changement climatique, OGM, biodiversité, algue bleues, etc.), économique (crises incessantes des secteurs agricoles comme de l’industrie porcine, etc.) et social (revenus pour les agriculteurs et développement et diversification des régions, etc.). Pour Greenpeace :
« Le système agricole et alimentaire actuel est une source majeure de problèmes environnementaux qui nuisent à la santé humaine et environnementale. Cette commission constitue l’occasion de faire émerger un véritable consensus sur la question, au Québec, pour une alimentation et des habitudes alimentaires plus saines, et pour une agriculture et un système agroalimentaire qui soient plus respectueux de l’environnement. »
(communiqué de presse de Greenpeace du 21 septembre 2006)
Le modèle agricole actuel au Québéc qui est de plus en plus industriel, concentré et subventionné par les contribuables satisfait de moins en moins (a) les consommateurs à la recherche d’aliments distincts (ex : du terroir), de qualité et sains (ex : biologiques, etc.), et socialement équitable mais aussi (b) la grande majorité des agriculteurs qui voient leur revenu net stagner voire diminuer, (c) les contribuables-citoyens qui, par leurs impôts favorisent l’agriculture industrielle, qui génère de plus en plus de problèmes environnementaux et réduit la qualité de vie de nombreux citoyens.