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Un activiste est supendu aux cordes qui retiennent le navire cargo au 
quai afin de rendre son message visible aux caméras.

Un activiste est supendu aux cordes qui retiennent le navire cargo au quai afin de rendre son message visible aux caméras.

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Montréal, Canada — Depuis que Greenpeace a bloqué, en septembre 2007, une cargaison de pâte en direction de l’Europe, l’entreprise SFK Pâte de St-Félicien a entrepris des mesures pour améliorer ses approvisionnements en copeaux de bois. Les pressions des écologistes et de plusieurs grands acheteurs corporatifs ont forcé SFK Pâte à faire ce choix. Pour Greenpeace, c’est un pas dans la bonne direction, tant sur le plan environnemental qu’économique.

Selon Greenpeace la différence entre les entreprises qui saisissent les opportunités et celles qui continuent avec leurs vieilles habitudes est visible en temps de crise.  Aux yeux de l'organisation, la décision de SFK Pâte est stratégique et répond à la demande grandissante des acteurs des marchés locaux et internationaux qui veulent obtenir de la pâte et des papiers qui respectent les forêts. Ainsi, il serait dans l’intérêt d’AbitibiBowater, un important fournisseur de SFK Pâte, de joindre ce mouvement, d’autant plus que c’est l’entreprise qui contrôle les plus importantes superficies de forêts publiques au Québec et en Ontario.

 Greenpeace reste cependant vigilante et rappelle que la certification FSC est une solution qui va main dans la main avec la protection des forêts intactes. Alors que certaines industries alignent le tir face à la controverse entourant la gestion des forêts, le gouvernement met plus de temps à agir.

Bien qu’une réforme du régime forestier soit actuellement en cours, le gouvernement s’obstine à liquider les dernières forêts intactes du Québec, selon Greenpeace. Il continue ainsi de placer l’industrie dans une situation de controverse.

Depuis plusieurs années, Greenpeace communique ses préoccupations environnementales aux clients de SFK Pâte, AbitibiBowater et Kruger. Greenpeace poursuivra son dialogue auprès de ces acheteurs de produits forestiers et continuera d’exiger une plus grande conservation des forêts intactes. Moins de 5 % de la forêt boréale allouée est actuellement protégée contre le développement industriel.