Greenpeace escalade un pont pour protester contre l’exploitation des sables bitumineux

Actualité - 4 novembre, 2007
Afin de protester contre l’exploitation des sables bitumineux, quatre militants de Greenpeace se sont suspendus ce matin à plus de 40 mètres au-dessus de la rivière Saskatchewan Nord pour accrocher deux banderoles géantes sur le pont High Level à Edmonton. Les banderoles de 7x15 mètres sont bien visibles depuis le Parlement. On y voit une carte des projets d’exploitation des sables bitumineux ainsi que l’inscription « Stop the Tar Sands ». Ce coup d’éclat marque l’ouverture de la session parlementaire en Alberta aujourd’hui.

À l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire en Alberta, des militants de Greenpeace ont installé des banderoles pour sensibiliser les politiciens et protester contre l’exploitation des sables bitumineux.

Afin de protester contre l'exploitation des sables bitumineux, quatre militants de Greenpeace sont suspendus au pont High Level d'Edmonton à plus de 40 mètres au-dessus de la rivière Saskatchewan nord. Ils ont accroché au pont deux bannières géantes de 7 mètres par 15 mètres qui sont visibles depuis le Parlement de l'Alberta. Les membres du gouvernement et les députés peuvent donc observer sur ces bannières une carte des projets d'exploitation de sables bitumineux ainsi que l'inscription « Stop the Tar Sands ». Ce nouveau coup d'éclat de Greenpeace marque donc l'ouverture de la session parlementaire en Alberta.

« Le gouvernement albertain continue à soutenir la destruction de l'environnement. Il faut que ça cesse », explique Mike Hudema, de Greenpeace. « Si nous n'agissons pas rapidement, l'exploitation des sables bitumineux va complètement dévaster les ressources d'eau potable de la région, détruire le quart du paysage de la province et nous enlever toute chance de combattre les changements climatiques. » Greenpeace demande que l'on impose immédiatement un moratoire sur tout nouveau projet d'exploitation des sables bitumineux, que l'on abandonne progressivement les sites actuels, et que l'on investisse massivement dans le développement des énergies renouvelables.

« L'enjeu est extrêmement important, ajoute Mike Hudema. « Voilà pourquoi nos militants ont accepté de prendre le risque d'être arrêtés et sanctionnés en gravissant ce pont. Il faut alerter les politiciens et faire cesser ce crime contre l'environnement. »

Le coût environnemental de l'exploitation des sables bitumineux est extrêmement élevé. Pour chaque litre de pétrole produit, il faut compter de trois à cinq litres d'eau. Ces eaux usées sont ensuite accumulées dans d'immenses bassins, visibles depuis l'espace. L'eau de ces bassins est si toxique qu'il faut éloigner les oiseaux avec des canons pneumatiques. Pour atteindre le sol et permettre le passage des excavatrices géantes, les industriels détruisent des forêts anciennes qui constituent d'importants habitats pour les animaux sauvages. Si tous les permis d'exploitation demandés étaient accordés, l'exploitation des sables bitumineux couvrirait un territoire aussi vaste que celui de la Floride…

Pour produire du pétrole à partir des sables bitumineux, il faut de deux à cinq fois plus d'énergie que pour tout autre mode de production. Or, les combustibles fossiles utilisés pour obtenir cette énergie émettent d'importantes quantités de gaz à effet de serre (GES), ce qui contribue au réchauffement climatique. En fait, si on réalisait tous les projets qui sont envisagés à l'heure actuelle, on estime que l'exploitation des sables bitumineux produirait 140 millions de tonnes de GES, soit deux fois plus que l'ensemble des émissions annuelles produites au Canada par les automobiles et les camions en circulation.