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Kumi Naidoo

Kumi Naidoo

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Amsterdam (Pays-Bas) – Kumi Naidoo deviendra bientôt le directeur général de Greenpeace International. Dès novembre 2009, il succèdera à Gerd Leopold qui tire sa révérence après neuf ans de loyaux services à titre d’activiste en chef de l’organisation.

Originaire d’Afrique du Sud, Kumi s’est joint à la lutte menée contre l’apartheid, mouvement en pleine ébullition dans son pays natal. Détenteur de la prestigieuse bourse Rhodes, le militant fut pendant dix ans le secrétaire général de CIVICUS, l’Alliance mondiale pour la participation citoyenne. Kumi fait présentement partie du Conseil d’administration de Greenpeace Afrique et préside de surcroît la campagne mondiale sur le Climat.

Impliqué dans la défense des droits des moins nantis, il fut l’un des fondateurs de l’Alliance mondiale contre la pauvreté, une coalition qui, depuis 2005, a regroupé des militants travaillant à éradiquer la pauvreté dans une centaine de pays. Chaque responsable de campagne a pour tâche d’inciter le public à exercer de la pression auprès des décideurs afin qu’ils tiennent leurs promesses concernant l’égalité des sexes, des programmes d’aide, de la réduction de la dette, du commerce international et des changements climatiques.

Kumi, grâce à son esprit militant et ses convictions pacifistes, amènera à Greenpeace une vision claire du chemin que l’organisme devra suivre dans les années à venir. Sa compétence dans l’élaboration de politiques, son expérience significative sur le terrain, sa connaissance approfondie des stratégies concernant la collecte de fonds, son expertise en matière de réseautage font de lui un chef exceptionnel, paré à affronter tous les défis.

« La façon dont Greenpeace travaille auprès de différents acteurs, des gouvernements jusqu’aux entreprises, en usant de méthodes allant de la coopération à la confrontation, est une source d’inspiration », affirme Kumi. « Cet amalgame de pragmatisme et de passion est vraiment efficace et permet de changer réellement le cours des choses », ajoute-t-il. « Je crois », continue Kumi, « que Greenpeace est un des atouts les plus précieux dont dispose la communauté internationale pour dévier de la trajectoire fatale que suit présentement notre planète ».

Pour Kumi, l’histoire nous enseigne que des changements réels ne sont possibles que lorsque des hommes et des femmes de bonne volonté sont prêts à risquer leurs vies ou leur sécurité personnelle pour faire avancer la cause de la justice, de l’équité et de la paix. Selon lui, Greenpeace est l’organisation qui incarne le mieux cette approche.

L’actuel président de la campagne mondiale sur le Climat (GCCA), au sein de laquelle fait partie Greenpeace, aura pour mission dans les prochains mois de mobiliser la société civile et les organismes de coopération afin d’obtenir la signature d’une entente solide au Sommet de l’ONU sur le Climat à Copenhague, en décembre prochain. Cette entente musclée vise la maîtrise des émissions de CO2, la protection des forêts pluviales des tropiques et le remplacement de l’énergie fossile polluante par l’efficacité énergétique des énergies renouvelables.

Gerd Leopold restera à la barre jusqu’en novembre. Voici ce qu’il pense de son successeur, qui fut également son proche collaborateur :

« Kumi a toutes les qualités requises pour faire progresser Greenpeace et l’amener à relever le plus grand défi auquel le monde a été confronté, celui des changements climatiques. »

Greenpeace International est un organisme basé à Amsterdam dont le but est de coordonner les politiques et les stratégies mondiales de Greenpeace.

Quelle est la meilleure façon d’accueillir Kumi ? En agissant, évidemment ! Exigez des dirigeants internationaux qu’ils assistent personnellement au Sommet de Copenhague. Exigez également qu’ils assument la responsabilité de sceller une entente suffisamment exigeante pour permettre de préserver la planète des changements climatiques qui risquent de devenir incontrôlables.

Agissez.

  • Incroyable, mais vrai : peu de dirigeants mondiaux se sont engagés à faire ne serait-ce qu’acte de présence lors du Sommet onusien de décembre. Peut-on vraiment remettre le sort de la planète entre les mains de ces délégués, sans même qu’ils assistent au Sommet au cours duquel on prendra des décisions dont dépendra l’avenir de la planète?