Greenpeace occupe les bureaux d’Enbridge au centre-ville de Vancouver

Actualité - 28 juillet, 2010
Des activistes de Greenpeace occupent les bureaux d’Enbridge au centre-ville de Vancouver et exigent que le géant du pipeline retire sa demande pour le projet de pipelines Northern Gateway.

Des activistes de Greenpeace occupent les bureaux d'Enbridge à Vancouver.

Les activistes sont entrés dans la tour de bureaux au 1 du Centre Bentall (505, rue Burrard) et se sont enchaînés à l’intérieur des bureaux d’Enbridge. Avec du pétrole provenant du golfe du Mexique, les activistes ont écrit sur la porte de verre menant aux bureaux et ont brandi une bannière où on peut lire : « ENBRIDGE : NON AUX PIPELINES, NON AUX PÉTROLIERS. »

À l’extérieur de la tour de bureaux, Greenpeace est en train d’établir un camp de protestation où les activistes s'enchaîneront à l’intérieur d’un véhicule de marchandises. Un faux pipeline est en cours de construction qui déversera du pétrole sur une grande image qui représente la forêt côtière du Grand Ours de la Colombie-Britannique, pendant qu'une équipe de « nettoyage » avertira les passants des dangers que représente le projet Enbridge. Une bannière où est écrit « Imaginez ceci sur les côtes de la Colombie-Britannique » sera érigée.

« Enbridge pourrait devenir le BP de la Colombie-Britannique, » a déclaré Stephanie Goodwin, Directrice de Greenpeace pour la C.-B., alors qu'elle se trouvait à l'intérieur du camp de protestation. « Si le projet de pipelines Enbridge Northern Gateway devait aller de l’avant, il n’y a aucun doute qu’un déversement se produira. Ce ne serait qu’une question de temps. Greenpeace pose un geste aujourd’hui pour s’assurer que la merveilleuse côte de la Colombie-Britannique ne subisse pas le même sort que le Golfe du Mexique.

Le gouvernement canadien étudie une proposition de la part d'Enbridge qui souhaite bâtir deux pipelines de 1 170 kilomètres depuis les sables bitumineux de l'Alberta Le processus d’étude du gouvernement fédéral a commencé et Greenpeace urge les citoyennes et citoyens d'écrire directement au gouvernement et à Enbridge pour exprimer leur opposition au projet. La société de pipelines Kinder Morgan a aussi élaboré un plan à long terme pour agrandir sa capacité de pipeline de pétrole vers le port de Burnaby au sud, ce qui doublerait au moins le trafic de pétroliers généré dans le détroit de Géorgie.

« Le déversement de pétrole Deepwater Horizon de BP a dévasté des communautés, la faune et les écosystèmes. Ce n’est que lorsque le gouvernement canadien aura banni la circulation de pétroliers sur la côte ouest que nous aurons la garantie que la Colombie-Britannique ne deviendra pas le prochain point zéro d’un déversement important de pétrole, » a poursuivi Goodwin, qui a visité le Golfe du Mexique plus tôt ce mois-ci. « L’autoroute de pétrole proposée par Enbridge représente une approche désuète à la gestion de l’énergie : risques élevés, peu d’emplois et peu de valeur pour les communautés de la Colombie-Britannique »

En plus de demander l’interdiction des pétroliers, Greenpeace exige aussi que des mesures soient urgemment prises afin d’arrêter la dépendance au pétrole, y compris l’interdiction immédiate de tout nouveau forage et l’exploration de toute source de pétrole non conventionnelle et à hauts risques. Greenpeace exhorte aussi à l’arrêt des subventions pour les combustibles fossiles et demande non seulement plus de soutien pour les énergies propres mais aussi la mise en place des politiques solides qui limiteront la pollution des gaz à effet de serre et encourageront la révolution de l’énergie propre.

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