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C’est par la désobéissance civile que nous avons choiside rappeler qu’AbitibiBowater est un citoyen corporatif irresponsable. Puisque AbitibiBowater a lamainmise sur les plus grandes superficies de forêts publiques au Québec et en Ontario, pour un total de 24 millions d’hectares, son attitude pose problème.
AbitibiBowater (une fusion d’Abitibi-Consolidated et de Bowater) exploite des superficies gigantesques,en laissant très peu de place à la conservation. Moins de 3 % des territoires forestiers pour lesquelselle détient un permis important au Québec, et moins de 6 % en Ontario, se trouvent dans une aire protégée.Les données colligées par Global Forest Watch Canada, un organisme indépendant de cartographie satellite,le confirment par ailleurs : moins de 23 % des territoires forestiers d’AbitibiBowater demeurent degrands espaces intacts au Québec, et moins de 35 % en Ontario.
Ainsi, pour qu’AbitibiBowater devienne un leader du développementdurable, des actions considérables à l’échelle de centaines de milliers d’hectares de forêt menacéedevront être prises. Selon Greenpeace, ce ne sont ni des changements mineurs, ni des mesures environnementalesisolées qui permettront à AbitibiBowater de redresser son bilan de durabilité.
Alors qu’AbitibiBowater prétend embrasser la cause du développement durable, Greenpeace rappelle quel’entreprise refuse de mettre en réserve certains territoires de forêts intactes pour la création d’airesprotégées. Tant que David J. Paterson, PDG d’AbitibiBowater, maintiendra cette ligne dure, il rencontreraGreenpeace sur sa route.
Tout comme aujourd’hui, alors qu’en appui à des militants qui perturbent les activités courantes àl’intérieur du siège social, d’autres bénévoles manifestent pacifiquement devant l’édifice ayant pignonsur la rue Metcalf. Sur les journaux qu’ils distribuent, on peut lire : « Abitibibowater refuse de protéger la forêt boréale. »
Protéger les forêts intactes, c’est préserver des écosystèmes essentiels au maintien de la biodiversité,c’est sauver des espèces menacées et contribuer à l’équilibre du climat mondial. Et c’est pour protégerces forêts que Greenpeace continue d’exprimer sa désapprobation à l’endroit des pratiques forestièresd’AbitibiBowater et de son médiocre bilan sur le plan de la durabilité.
Greenpeace continue également de solliciter l’appui des citoyens, ainsi que des clients et des actionnairesde la compagnie, à la fois au Québec et sur la scène internationale, pour faire d’AbitibiBowater une entreprise socialement plus responsable.
Greenpeace effectue des pressions auprès de la compagnie forestière québécoise depuis la publicationdu rapport Destruction en chaîne, en août 2007. La chronologie des activités de Greenpeace ciblantla multinationale du papier journal devrait vous convaincre de passer à l’action. Prenez-en connaissance,puis envoyez un message à David J. Paterson, président d’AbitibiBowater.