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Aux petites heures du matin, les activistes de Greenpeace ont pendu une immense bannière à l'entrée du siège social d'Abitibi-Consolidated. On peut y lire « Abitibi-Consolidated, Pilleurs de nos forêts ».
AgrandirAux premières lueurs de l’aube le 25 juillet 2007, des militants de Greenpeace ont grimpé sur les balcons de l’édifice Sun Life, qui abrite le siège social d’Abitibi-Consolidated. Ils ont accroché aux colonnes géantes de l’entrée principale une immense bannière qui qualifie Abitibi-Consolidated de « pilleurs ». D’autres militants ont brandi plusieurs affiches montrant d’énormes photos de coupes forestières.
Greenpeace demande à Abitibi-Consolidated – qui produit également du papier et du bois d’œuvre –de mettre ses droits de coupe en forêt intacte en réserve, le temps que l’on se dote d’un véritable réseau d’aires protégées, et de commencer à pratiquer dès maintenant une foresterie vraiment durable.
Greenpeace estime qu’Abitibi-Consolidated est un citoyen corporatif irresponsable. Abitibi-Consolidated pille depuis des années les dernières forêts intactes du Québec, pille l’économie du Québec, pille les travailleurs, pille les communautés régionales et pille les Premières nations.
Cet événement donne le coup d’envoi à une série d’activités de Greenpeace ciblant à la fois les marchés québécois, canadiens et internationaux des produits du bois et du papier.
Avec cette action, ce sont les hauts dirigeants de la compagnie que Greenpeace cible.
Greenpeace entend bien mobiliser clients et actionnaires de cette compagnie forestière, que ce soit au Canada, aux États-Unis et en Europe d’ici à ce qu’Abitibi-Consolidated ne change ses pratiques et protège la forêt boréale
Rappelons que moins de 5 % du territoire forestier du Québec est protégé contre l’exploitation industrielle. La forêt boréale du Canada couvre le nord du pays, de Terre-Neuve au Yukon. Elle représente, sur l’échelle planétaire, le quart des forêts anciennes encore intactes.