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Les activistes de Greenpeace se sont joints à O. Polaire sur la 
colline parlementaire afin de demander au Premier ministre Harper si 
son gouvernement a l’intention de respecter les engagements du Canada 
envers le protocole de Kyoto.

Les activistes de Greenpeace se sont joints à O. Polaire sur la colline parlementaire afin de demander au Premier ministre Harper si son gouvernement a l’intention de respecter les engagements du Canada envers le protocole de Kyoto.

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Ottawa, Canada — Des activistes de Greenpeace se sont joints ce matin sur la Colline parlementaire à O. Polaire afin de demander à Stephen Harper si son gouvernement a l’intention de respecter les engagements du Canada envers le protocole de Kyoto.

Greenpeace et O. Polaire ont choisi aujourd’hui pour faire cette demande, premier jour d’audiences du comité législatif chargé du projet de loi C-30 (Loi sur la qualité de l’air du gouvernement Harper).

Étendu sur une chaise longue au-dessus de laquelle un panneau indique « Et Kyoto ?», O. Polaire a profité de l’occasion pour remettre aux parlementaires un rapport intitulé [R]évolution énergétique. Vers un avenir énergétique propre et durable. Ce rapport, réalisé par Greenpeace et le Conseil européen des énergies renouvelables (Erec), décrit une stratégie qui permettra de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre (GES) au cours des 43 prochaines années, tout en maintenant un approvisionnement énergétique sécuritaire et abordable ainsi qu’une progression régulière du développement économique.

« Les plans de lutte aux changements climatiques du reste du monde reposent sur le protocole de Kyoto. Le gouvernement Harper doit décider s’il choisit de faire partie de la solution globale ou du problème. Nous attendons plus que des paroles au comité législatif, nous attendons des mesures urgentes » lance Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec. « Le projet énergétique de Greenpeace démontre que nous pouvons lutter contre les changements climatiques sans mettre en péril la croissance économique. Il n’existe aucun obstacle technologique à la voie de l’énergie verte, c’est une question de volonté politique. »

Le rapport de 100 pages a été réalisé en collaboration avec les spécialistes de l’Institut de thermodynamique technique du Centre aérospatial allemand (DLR). En divisant le monde en dix régions, le rapport démontre par une analyse détaillée qu’il est possible de restructurer le système global d’énergie en s’appuyant uniquement sur des énergies renouvelables et des technologies efficaces éprouvées, et la cogénération décentralisée. Le scénario prévoit la croissance économique rapide de la Chine, de l’Inde et de l’Afrique et l’élimination progressive de l’énergie nucléaire et du charbon, à cause des problèmes environnementaux que ces énergies comportent.

« Le scénario de la Révolution énergétique arrive au bon moment. Le monde réclame une solution pour résoudre le dilemme auquel il fait face, soit de répondre aux besoins énergétiques sans accélérer les changements climatiques » ajoute Steven Guilbeault. « Le monde peut profiter d’une énergie sécuritaire, sûre et renouvelable, tout en continuant de profiter d’une croissance économique globale et éliminer progressivement les sources d’énergie polluantes et dangereuses, telles que le charbon et le nucléaire. »

On peut lire dans ce rapport que la fenêtre au cours de laquelle il sera possible de prendre les décisions clés quant à l’infrastructure énergétique est relativement courte. Les gouvernements, les organismes de placements et les entreprises de services n’ont que quelques années devant eux pour prendre des décisions clés, lesquelles pourraient ou bien lancer le monde sur la voie de l’énergie renouvelable, ou le maintenir dans le statu quo. On peut également mesurer dans ce rapport les avantages économiques du scénario de la Révolution énergétique. Enfin, on peut y apprendre que les énergies renouvelables peuvent devenir la colonne vertébrale de l’économie mondiale – non seulement dans les pays développés, mais aussi dans les pays en développement comme la Chine, l’Inde et le Brésil.

Ce rapport arrive tout juste une semaine avant la publication du quatrième Rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans lequel sont détaillées les dernières études scientifiques sur les changements climatiques. Le rapport du GIEC permettra de lever tout doute sur le fondement scientifique des changements climatiques.

Pour télécharger une copie du rapport [R]évolution énergétique - Vers un avenir énergétique propre et durable, allez à :
www.greenpeace.org et www.erec.org
(en anglais)

Pour en savoir plus, communiquez avec :

Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec., cell: 514- 231-2650

Jocelyn Desjardins, communications Greenpeace, cell: 514-212-5749

Energy [R]evolution: A Sustainable World Energy Outlook

25 janvier 2007

Les conclusions de ce rapport mettent en évidence qu'il est possible d'envisager la fermeture de tous les réacteurs nucléaires et centrales au charbon et de diminuer de moitié nos émissions de gaz à effet de serre et l'utilisation du charbon en 2050. Ces changement souhaitables peuvent être envisagés grâce à l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables [en anglais]. Pour consulter la synthèse du rapport en français >>>

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