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Usine de Kruger à Wayagamak.

Usine de Kruger à Wayagamak.

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Montréal, Canada — Les forêts du Québec enregistrent aujourd’hui un gain considérable avec l’annonce de la forestière Kruger qui adopte la norme de certification du Forest Stewardship Council, le FSC. Selon Greenpeace, les pressions des écologistes et de plusieurs grands acheteurs corporatifs ont forcé la forestière Kruger à faire ce choix.
Pour Greenpeace, c’est un pas dans la bonne direction.

Parallèlement, l’organisation juge qu’il faut demeurer prudent puisque la forestière reste avare de détails quant aux superficies de territoires certifiés FSC, aux échéances et aux mesures qu’elle compte entreprendre pour réduire son impact sur les forêts intactes. FSC est le système de certification qui offre le minimum de garanties quant aux performances environnementales et sociales des entreprises. « Un engagement de Kruger de certifier par le FSC la totalité de ses territoires de coupes d’ici quelques années seraient une très bonne nouvelle pour les forêts québécoises et une décision stratégique pour la forestière » estime Mélissa Filion, responsable de la campagne forêt boréale de Greenpeace.

Greenpeace reste cependant vigilante et empresse la forestière de préciser son engagement envers le FSC, de mener à terme cet engagement et de différer les coupes forestières des territoires de forêts intactes.

Depuis plus d’un an maintenant, Greenpeace communique ses préoccupations environnementales aux clients de Kruger, sur la scène québécoise et internationale. « Pour rester concurrentielles sur des marchés de plus en plus compétitifs, les entreprises forestières doivent maintenant diminuer considérablement leurs empreintes sur les forêts » explique Mélissa Filion. « Kruger semble l’avoir compris ».

Avec prudence, Greenpeace rappelle que par le passé, certaines entreprises ont utilisé des engagements partiels vis-à-vis la certification FSC pour tenter de redorer leur image, ce qu’on appelle aussi le greenwashing. « Nous espérons que ce n'est pas le cas aujourd'hui » avise la porte-parole. Kruger demeure imputée d’une certaine responsabilité dans la dégradation de territoires de forêts intactes et d’habitat du caribou forestier.

Après les engagements de Tembec, Domtar, Cascades, Chantier Chibougamau et maintenant Kruger, la forestière AbitibiBowater s’isole considérablement. Cette multinationale, faut-il le rappeler, est celle qui contrôle les plus importantes superficies de forêts publiques au Québec et en Ontario. Son refus de protéger les forêts intactes et d’adopter la certification FSC pour l’ensemble de ses territoires forestiers inquiète Greenpeace et plusieurs de ses clients corporatifs.

La protection des forêts intactes est un enjeu qui va main dans la main avec la certification FSC. Le manque de protection des forêts intactes est devenu très apparent au Québec. Moins de 6 % de la superficie de la province est protégée contre le développement industriel.

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