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Premier constat : les « contraintes environnementales » tant invoquées par certains acteurs de l’industrie ne sont pas la cause des crises forestières.
Deuxième constat : pour sortir de la présente crise, l’environnement doit être pris en compte. À la lecture de ce rapport, on constate aussi que la certification FSC est rentable, contrairement à ce que véhiculent certains industriels. La demande pour des produits FSC n’explique donc pas la présente crise.
Selon Hugo Asselin, les hausses des prix du pétrole, la vigueur du dollar canadien et les baisses des prix du bois d’œuvre et du papier journal sont en cause. Quant au coût élevé de la fibre, on le doit à l’explosion des coûts de transport et de manutention que l’on peut attribuer à des pratiques d’aménagement forestier inappropriées. En 30 ans, cela a multiplié par deux la distance entre la forêt et l’usine et réduit de moitié le volume moyen des arbres récoltés.
Voilà pourquoi, peut-on lire, chaque crise est pire que la précédente : parce que les problèmes structurels de l’industrie forestière sont constamment ignorés et peu harnachés. Au lieu de se servir des belles années pour moderniser ses équipements, développer de nouveaux produits, explorer de nouveaux marchés, l’industrie a fait du sur-place. Ce faisant, l’industrie a pris en otage les travailleurs des régions du Québec ainsi que le gouvernement de tous les Québécois. Aujourd’hui, force est de constater qu’en raison de ses retards multiples, l’industrie forestière québécoise n’a pas pu profiter de l’augmentation de la consommation de produits forestiers dans des marchés émergents comme la Chine ou la Russie, à titre d’exemple.
Pour Greenpeace, des solutions doivent être mises en œuvre rapidement. Mais pour sauver des emplois à long terme, les industriels doivent d’abord prendre le virage vert, la seule façon d'assurer la pérennité de l’écosystème et donc des ressources.
Greenpeace propose avec ce rapport quelques pistes de solutions, notamment :
Rappelons que le Québec est l’un des pires endroits au monde en matière de protection de la forêt et ce, malgré les augmentations récentes des aires protégées. Dans les circonstances exprimées dans ce rapport, la baisse récente de possibilité forestière constitue un retour à la normale après 15 ans de surexploitation des forêts québécoises.