La liquidation de notre « capital » forêt doit s’arrêter

Greenpeace s'adresse à Jean Charest

Actualité - 8 mars, 2009
Par l’entremise d’une pleine page de publicité publiée le 9 mars dans Le Devoir, Greenpeace dénonce haut et fort la politique de liquidation des forêts intactes à laquelle s’adonne le gouvernement de Jean Charest depuis trop longtemps. À l’aube de la rentrée parlementaire et du dépôt imminent de Livre blanc sur la forêt, prévu pour les prochaines semaines, Greenpeace demande au gouvernement de conserver les forêts intactes et de construire une économie forestière durable.

Monsieur Charest, allez-vous aussi liquider notre « capital » forêt. Publicité de la campagne forêt boréale.

Moment crucial

Le moment est crucial pour l'avenir des forêts québécoises puisque le gouvernement Charest s'apprête à faire des choix qui auront de sérieuses répercussions pour les générations futures, pour l'économie québécoise et pour la lutte aux changements climatiques.

Il ne reste que près de 15 % de forêts intactes au Québec fait valoir Greenpeace dans la publicité.  Si le gouvernement ne décide pas d'en protéger une proportion suffisante dans la cadre de la réforme du régime forestier, tout porte à croire que ce sera la fin pour nos vieilles forêts.

Un milieu qui avance

D'ores et déjà, plusieurs clients et entreprises forestières d'ici et d'ailleurs modifient leurs pratiques et prennent des décisions audacieuses. Qu'est-ce que le gouvernement de Jean Charest attend pour agir, questionne Greenpeace.

Nouveau souffle nécessaire

Avec ses 18 000 emplois perdus depuis 2000, le secteur forestier a cruellement besoin d'un nouveau souffle. Le gouvernement se doit d'investir dans la recherche et le développement, tant pour l'élaboration de nouvelles méthodes d'aménagement que pour le développement de nouveaux produits plus écologiques; d'investir pour le développement de produits des 2e et 3e transformations et de produits à haute valeur ajoutée; de s'assurer que cette transformation soit faite en région, de favoriser une meilleure concertation de tous les utilisateurs du territoire afin d'en arriver à une réelle gestion intégrée des ressources, et de favoriser une gestion de nos forêts plus démocratique.

C'est pourquoi Greenpeace somme le gouvernement de prendre ses responsabilités afin d'assurer la diversification économique des communautés locales et ce, sans perdre de vue que la protection des emplois passe par la protection de la forêt, une stratégie  documentée dans le rapport de Greenpeace sur les crises dans le secteur forestier.

Pourquoi protéger les forêts intactes?

N'ayant jamais été altérés par les activités humaines et forts de milliers d'années d'existence, les forêts intactes constituent des habitats essentiels à la survie d'espèces menacées, comme le caribou forestier.  Elles contribuent à atténuer les effets des changements climatiques, car elles stockent plus de carbone que les forêts fragmentées, et elles sont plus résilientes face aux grandes perturbations naturelles.  

Greenpeace rappelle que moins de 5 % de la forêt boréale allouée au Québec est actuellement protégée contre l'exploitation industrielle.

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