Loi 52

Greenpeace souhaite l'adoption de la redevance sur les hydrocarbures

Actualité - 12 décembre, 2006
En dépit de l’actuel bâillon, les groupes environnementaux du Québec souhaitent vivement l’adoption du projet de loi 52, et plus particulièrement de la redevance sur les hydrocarbures. Les mesures contenues dans ce projet de loi permettront à Québec de financer le Fonds vert et de mettre en œuvre le plan de lutte aux changements climatiques.

Gaz d'échappement d'un véhicule au centre-ville de Londres

Cette initiative concrète, un produit de la stratégie énergétique du Québec et du plan sur la mise en œuvre du Protocole de Kyoto au Québec, nous apparaît essentielle à la réalisation rapide et efficace du plan gouvernemental sur les changements climatiques. En effet, le projet de loi 52 contient plusieurs dispositions législatives dont le financement des actions pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et l'adaptation aux changements climatiques.

« Cette redevance sur les hydrocarbures est un pas dans la bonne direction », soutient Hugo Séguin, coordonnateur des communications et des changements climatiques chez Équiterre. « Le principe du pollueur-payeur est fondamental dans la lutte au réchauffement climatique. Il est impératif de mettre en place rapidement la loi 52 ».

La somme de 1,2 milliard qui sera ainsi amassée au cours des six prochaines années doit servir à réduire de façon substantielle les émissions de GES au Québec d'ici à 2012. « Le gouvernement du Québec a un excellent plan pour lutter contre les changements climatiques. Avec cette redevance de 200 millions de dollars par année, le Fonds vert devient un outil incontournable pour financer des initiatives de réduction des GES permettant d'atteindre les objectifs du plan, et ce, le plus rapidement possible », a indiqué Steven Guilbeault, directeur québécois de Greenpeace.

« Le projet de loi 52 est un bon projet de loi dans son ensemble qui s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Protocole de Kyoto au Québec ainsi que de la stratégie énergétique 2006-2015. Ce projet de loi est cependant perfectible comme nous l'avons souligné aux membres de la commission chargée de l'examiner. Il demeure néanmoins, que c'est une étape importante qui devrait être franchie dans les prochains jours avec son adoption », a fait remarquer Marc Turgeon, président du Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec.

Les groupes ont également souligné que l'échéancier pour la mise en place du plan québécois de réduction des GES est très serré et que sa mise en œuvre doit se faire sans délai. « L'urgence d'agir en changements climatiques est cruciale et cette préoccupation doit se transposer dans des actions concrètes. La mise en place d'un régime de pollueur-payeur est l'exemple souhaité de ce type de leadership », ont fait remarquer les porte-parole des groupes environnementaux.

Pour informations :

Hugo Séguin, Équiterre, 514-247-1006

Steven Guilbeault, Greenpeace, 514-231-2650

Jocelyn Desjardins, directeur des communications, Greenpeace, 514-212-5749

Marc Turgeon, RNCREQ, 819-962-7022

P.j. Commentaires sur le projet de loi n(52). Vous pouvez également consulter le site web de Greenpeace obtenir ces commentaires.