Des militants occupent le bureau du premier ministre Jean Charest pour la fermeture de Gentilly-2

Actualité - 5 mars, 2012
Suite aux résultats d’un nouveau sondage qui démontre qu’une majorité de Québécois souhaite la fermeture de la seule centrale nucléaire au Québec, des militants de Greenpeace occupent le bureau du premier ministre Jean Charest afin de lui demander d’écouter sa population et de fermer Gentilly-2.

 

Cet événement s’inscrit dans le cadre d’une journée internationale d’action de Greenpeace dans une vingtaine de pays pour que le monde se rappelle du premier anniversaire de l’accident nucléaire de Fukushima, le 11 mars prochain.

« À la lumière des événements de Fukushima, une majorité de Québécois demandent la fermeture de Gentilly-2 », a déclaré Shawn-Patrick Stensil, analyste nucléaire chez Greenpeace. « Nous occupons le bureau du premier ministre Jean Charest pour qu’il prenne ses responsabilités et protège la population québécoise contre une catastrophe comme celle de Fukushima et qu’il ferme Gentilly-2. »

Des militants se sont enchaînés à l’intérieur du bureau du premier ministre Jean Charest, dans l’édifice Honoré-Mercier, à côté de l’Assemblée nationale. À l’extérieur, des militants ont déployé une bannière de 10 mètres sur laquelle on peut y voir une photo de Jean Charest réfléchissant à la question de l’énergie nucléaire et ayant pour message : « On se souvient de Fukushima. Fermez Gentilly-2 ».

Selon un sondage publié aujourd’hui par Greenpeace, 53% des Québécois sont d’avis qu’à la suite de l’accident nucléaire à Fukushima au Japon, le Québec devrait fermer la centrale Gentilly-2 à la fin de sa vie opérationnelle. Seulement le tiers des répondants (34%) pensent plutôt que le Québec a exploité la centrale Gentilly-2 en toute sécurité depuis plus de 25 ans et devrait par conséquent la reconstruire.

« Les Québécois veulent que Jean Charest suive l’exemple de l’Allemagne, de la Suisse et de la Belgique, des pays qui ont abandonné l’énergie nucléaire à la suite du désastre de Fukushima », a ajouté Shawn-Patrick Stensil. « Nous demandons au premier ministre Charest d’écouter la population québécoise et de libérer le Québec de l’énergie nucléaire.»

Jean Charest a récemment déclaré qu’il avait un « préjugé favorable » quant à l’option de consacrer 2,5 milliards de dollars pour reconstruire Gentilly-2, mais qu’il attendait les recommandations d’Hydro-Québec sur le rapport coût-efficacité qu’entraînerait une telle prolongation, ainsi qu’un rapport de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) sur la sécurité des réacteurs canadiens dans l’ère post-Fukushima, avant de décider de l’avenir du réacteur.

La semaine dernière, Greenpeace a publié un rapport qui démontre que des erreurs humaines et des jeux de coulisses politiques sont à l’origine du désastre de Fukushima et qu’un tel scénario pourrait se produire au Québec.

« Nous ne devons pas croire les affirmations d’Hydro-Québec et de CCSN selon lesquelles la centrale nucléaire de Gentilly-2 est tout à fait sécuritaire, alors qu’à chaque décennie, un réacteur entre en fusion dans le monde. Gentilly-2 expose la société québécoise à un risque insensé et les Québécois exigent sa fermeture », a précisé Shawn-Patrick Stensil.

Envoyez un message au Parti Libéral du Québec et demandez-lui d'encourager le premier ministre à fermer Gentilly-2.

Consultez le sondage : Perception de l’avenir de la centrale Gentilly-2

Téléchargez le rapport : De Fukushima à Trois-Rivières

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