Pétrole et gaz au Québec

Dites NON aux catastrophes annoncées

Actualité - 16 août, 2010
Depuis plusieurs mois, le gouvernement du Québec multiplie les annonces, les intentions ou carrément les autorisations pour l’exploration et même l’exploitation d’énergies fossiles au Québec que ce soit du pétrole (en Gaspésie), du gaz de schiste (dans la vallée sud du St-Laurent entre Montréal et Québec) et flirte même avec l’exploitation en haute mer dans le gisement du Old Harry à 80 km des côtes des Îles-de-la-Madeleine. Il faut dire NON!

Est-on prêt au Québec pour une catastrophe pétrolière? © Greenpeace

Déferlement vers le pétrole et le gaz

Nous faisons face à un véritable déferlement vers les énergies sales (pétrole et gaz) au Québec alors qu’on devrait préparer plutôt l’après-pétrole. Avec déjà 50 % des énergies renouvelables, le Québec est pourtant bien situé pour devenir 100 % renouvelable d’ici 2030 et ainsi être indépendant du pétrole.

Le gouvernement du Québec justifie l’exploitation du pétrole et du gaz en disant que cela permettra au Québec de réduire sa facture d’importation pour des produits pétroliers et gaziers importés. Ce qu’on oublie est que le pétrole ou le gaz qu’ils soient produits ici ou ailleurs génèrent autant d’émission de CO2, mais en plus, le Québec s’exposerait aux accidents inévitables qui accompagnent cette industrie.

Si le Québec se lance dans l’exploitation pétrolière et gazière, ce n’est pas seulement pour quelques années, mais bien jusqu’à l’épuisement des gisements et avec tous les coûts écologiques qui s’y rattachent. Une fois lancé dans l’exploitation du pétrole et au gaz, le Québec sera accro et dépendant comme l’est l’Alberta. La vision du gouvernement Charest semble se limiter au fantasme de faire du Québec l’Alberta de l’Est!

Vive les négawatts!

Le manque d’ambition et de vision du gouvernement Charest fait en sorte qu’il prévoit seulement de diminuer la proportion des énergies non renouvelables (pétrole et gaz) consommées au Québec que de 38 % à 33 % d’ici 2020. Il ne faut pas attendre d’arriver au bout du pétrole, pour faire la transition vers des sources d’énergie plus écologiques.

Pour commencer, le Québec est un grand gaspilleur d’énergie. Un rapport récent d’Equiterre rappelait que « le potentiel d’efficacité énergétique est énorme. C’est au Québec que l’on retrouve le plus haut taux de consommation d’électricité par habitant au monde. Même en excluant les facteurs comme la présence d’importantes industries aluminières et l’utilisation de l’électricité pour le chauffage individuel, la consommation d’électricité des Québécois demeure 50 % plus élevée que celle des Ontariens et 80 % plus élevée que celle des New-Yorkais ».

Comme choix de société, on pourrait, par exemple, décider de réduire de moitié notre consommation d’énergie d’ici 2030. C’est faisable! Il ne s’agit que d’une réduction de 2,5 % chaque année. Grâce à l’innovation et l’efficacité énergétique, on peut y arriver. Encore faudrait-il que le gouvernement du Québec adopte une politique énergétique cohérente pour y arriver et au lieu de se lancer dans les énergies fossiles. La course aux négawatts, c’est-à-dire les watts économisés (au lien d’en produire des supplémentaires) est la solution principale.

Il ne faut pas non plus oublier les énergies renouvelables comme l’éolien, le solaire, la géothermie, etc. On doit en faire plus et le faire mieux.

L’automne sera chaud... grâce au pétrole et au gaz

Ce n’est pas un pronostic météorologique, mais l’automne risque d’être très chaud avec le lobby du pétrole de du gaz qui pousse fort pour que le Québec cède à la tentation des énergies sales. Le déferlement des annonces gouvernementales depuis quelques mois ressemble d’ailleurs à la stratégie militaire du choc et stupeur. On veut forcer les Québécois à accepter l’inacceptable.

Il faut résister! Il faut dire NON au virage vers le pétrole et le gaz que le gouvernement Charest veut nous faire prendre. Dites-le maintenant aux députés de l’Assemblée nationale! Prenez quelques instants pour envoyer un courriel à tous les députés pour dire NON au pétrole et au gaz au Québec.

PASSEZ À L'ACTION!

Exigez un Québec VRAIMENT indépendant des énergies sales

Conférence Urgence énergétique du 10 septembre 2010 à l’UQAM à Montréal