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Forêt coupée

Forêt coupée

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AbitibiBowater a publié dans le dernier mois son bilan environnemental, exercise de relation publique vide de mesure concrète pour protéger les dernières forêts intactes, ce qui en dit long sur la piètre performance environnementale du géant du papier.

Alors que la multinationale peine à se restructurer et ferme encore 5 usines au Canada, dont 2 au Québec seulement pour la dernière semaine, AbitibiBowater maintient une politique de déni environnemental qui la positionne parmi les pires compagnies forestières en Amérique du Nord. Badigeonnant à l’écoblanchiment (« greenwashing ») à plein régime son nouveau bilan en matière de développement durable, le rapport du géant aux pieds d’argile poursuit malgré tout dans la même direction, celle-là même qui l’a menée au bord du gouffre.

Sa participation dans la destruction des dernières forêts intactes et la disparition du caribou forestier place AbitibiBowater dans une situation embarrassante pour ses actionnaires et ses clients au niveau international. 'La multinationale résiste d’ailleurs toujours à la mouvance des marchés qui pousse pour l'introduction des produits écoresponsables, dont ceux certifiés par le Forest Stewardship Council, la certification la plus rigoureuse qui soit à l’heure actuelle. Greenpeace est d’avis qu’AbitibiBowater ne se sortira de ce bourbier économique, social et écologique qu’en changeant radicalement ses pratiques en forêt. Ce n’est malheureusement pas le constat qui ressort du nouveau bilan de durabilité de la compagnie :

  • AbitibiBowater n’a toujours aucun certificat FSC sur les millions d’hectares de forêts qu’elle exploite
  • AbitibiBowater ne fixe aucune cible, aucun échéancier ni objectif sérieux visant la durabilité de leurs pratiques;
  • AbitibiBowater reste complètement silencieuse quant à sa piètre performance face à la protection des forêts, alors que seulement 3% de leurs unités d’aménagement sont protégées;
  • AbitibiBowater ne prend aucun engagement à protéger les forêts intactes et les zones à hautes valeurs pour la conservation;

"Si la compagnie devient de plus en plus habile à parler de durabilité, Greenpeace constate que les gestes concrets pour l’environnement se font toujours attendre."


L’organisation suggère d’ailleurs à la multinationale du papier de concentrer davantage son énergie vers une restructuration verte plutôt que sur une campagne d’écoblanchiment si difficile à prendre au sérieux. Greenpeace recommande à AbitibiBowater de :

1) Fixer des cibles de protection des forêts intactes et de l’habitat du caribou forestier

2) Cartographier avec l’aide des groupes environnementaux et de la communauté scientifique les zones les plus importantes à protéger

3) Mettre en réserve ces zones et travailler avec le gouvernement pour les transformer en aires protégées

4) Faire une transition vers les produits écoresponsables, certifiés et profitables pour la société québécoise

Pour en savoir plus sur la campagne de Greenpeace visant à faire pression sur AbitibiBowater, cliquez ici

Pour consulter le rapport environnemental d'AbitibiBowater, cliquez ici


  • Écrivez un courriel à la direction d'AbitibiBowater