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Un étang de résidus à l'extérieur d'une usine de séparation de 
Syncrude. Cet énorme corps d'eau artificiel contient de l'eau 
contaminée par les produits dérivés de la séparation du pétrole et qui 
est trop dangeureuse pour être renvoyée vers la rivière Athabasca.
(Image de David Dodge, The Pembina Institute ©2007)

Un étang de résidus à l'extérieur d'une usine de séparation de Syncrude. Cet énorme corps d'eau artificiel contient de l'eau contaminée par les produits dérivés de la séparation du pétrole et qui est trop dangeureuse pour être renvoyée vers la rivière Athabasca.
(Image de David Dodge, The Pembina Institute ©2007)

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Edmonton, Canada — Lors d'une conférence de presse tenue lundi, Greenpeace a exigé du premier ministre Ed Stelmach qu'il déclenche immédiatement une enquête en vertu de la Loi albertaine sur les enquêtes publiques afin d'éclaircir les circonstances entourant la mort de quelque 500 oiseaux dans des bassins de réception de résidus appartenant à Syncrude.

En outre, Greenpace appelle l'administration Stelmach à :

  • nommer une équipe indépendante d'experts de la faune et de l'environnement, vérifier s'il y a des animaux morts dans les autres les bassins de résidus de la province et s'assurer que ceux-ci sont conformes à la réglementation;
  • faire en sorte qu'aucun autre bassin de résidus ne soit construit ou agrandi;
  • de demander à des inspecteurs indépendants de s’assurer que tous les bassins existants soient conformes à la loi;
  • protéger les personnes ayant le courage de dénoncer, preuves à l'appui, les infractions commises à l'encontre des lois environnementales, y compris les travailleurs engagés dans l'extraction des sables bitumineux;
  • accorder des amendes plus sévères aux compagnies pétrolières qui n'observent pas la réglementation en matière d'environnement.

« Nous devons créer une commission indépendante afin d'enquêter sur la mort de ces oiseaux et établir la responsabilité de la province dans cette affaire », soutient Mike Hudema, responsable de la campagne Sables bitumineux à Greenpeace. « La commission devra aussi majorer le niveau des amendes nécessaires et engager davantage de personnel afin qu'une pareille calamité ne se reproduise plus jamais. » Pour une firme dont les investisseurs ont pour noms Canadian Sands Limited, Imperial Oil et Pétro-Canada, une amende d'un million de dollars ne représente guère plus qu'une contravention pour stationnement illégal. À elle seule, grâce à des profits de 298 millions réalisés durant le premier trimestre, Canadian Oil Sands pourrait payer l'amende en seulement huit heures d'opération.

En outre, des rapports publiés durant la semaine ayant fait état de la présence d'autres animaux morts dans des bassins de résidus, Greenpeace a soutenu que les 500 oiseaux ayant péri chez Syncrude ne représentent peut-être que la pointe de l'iceberg.

« Il est de plus en plus clair que les 500 volatiles en question ne représentent qu'une partie des animaux victimes de ces lacs toxiques, et le public en prend bonne note », ajoute Hudema. « Si le gouvernement persiste à laisser les grandes pétrolières fixer les règles du jeu dans la province, nous n'aurons d'autre choix que de réagir. »

Greenpeace envisage de lancer une campagne pour inviter des dénonciateurs à se manifester s'ils possèdent des preuves que la santé humaine ou la faune et la flore subissent un préjudice ou sont menacées.

Pour plus d'informations :
Jessica Wilson, coordonnatrice des médias et responsable des relations publiques,
778-228-5404
Mike Hudema, responsable de la campagne Sables bitumineux, 780-504-5601