L’ONU rend hommage à Greenpeace pour son rôle dans la protection de l’atmosphère

Actualité - 21 septembre, 2007
Les Responsables du Programme des Nations Unies pour l’environnement, de passage à Montréal afin de marquer le 20e anniversaire du Protocole de Montréal, un traité international dont le but est de réduire l’utilisation des substances appauvrissant la couche d'ozone de l’atmosphère, ont souligné le rôle capital qu’a joué Greenpeace dans la protection de la couche d’ozone.

Des activistes de Greenpeace brandissent des pancartes devant les bureaux d'Environnement Canada à Hull, Québec, 1990.

« Je suis extrêmement fier du rôle qu'a joué par Greenpeace depuis trente ans dans la bataille pour sauver la couche d'ozone », a affirmé Bruce Cox, directeur général de Greenpeace Canada, qui était de passage à Montréal en septembre afin de recevoir l'hommage au nom de Greenpeace International. «Le degré de respect et de gratitude que les délégués ont témoigné à Greenpeace pour tout le travail que nous avons accompli m'a beaucoup ému. »

Janos Mate, un ancien responsable de campagne chez Greenpeace Canada, avait réalisé une bonne partie du travail pour Greenpeace dans le dossier de la couche d'ozone. Grâce à sa participation assidue, à partir de 1993, aux réunions reliées au traité, un prix lui a été attribué pour souligner sa contribution exceptionnelle. Il a dit du traité qu'il était une « preuve vivante de l'importance et de l'efficacité des traités internationaux destinés à régler les défis environnementaux planétaires. »

Le Protocole de Montréal a été créé en 1987 après que des scientifiques eurent découvert que des substances chimiques utilisées dans des aérosols, des réfrigérants et des retardateurs de flamme étaient en train de creuser un trou dans la couche d'ozone, ce qui avait pour effet de créer un vide immense au-dessus de l'Arctique et de l'Antarctique. Ces composés émis dans l'atmosphère constituent en outre de puissants gaz à effet de serre qui participent au réchauffement planétaire.

De tous les apports de Greenpeace à la campagne pour sauver la couche d'ozone, le plus important réside peut-être dans une technologie d'avant-garde que l'organisme environnemental a mise au point. Il s'agit d'appareils de réfrigération exempts de fluorocarbones dont le Greenfreeze (ou Frigovert), fabriqué à 100 millions d'exemplaires est un exemple. Greenpeace a également contribué à mettre sur pied le projet appelé Refrigerants, Naturally Initiative, une entente regroupant maintenant six grandes sociétés multinationales, dont Coca Cola et Macdonald, lesquelles ont promis d'éliminer progressivement de leur immense parc d'appareils de réfrigération les substances appauvrissant la couche d'ozone.

Greenpeace et l'ONU, agissant de concert, ont en outre mis sur pied le projet SolarChill, dont l'objectif est de permettre aux pays en voie de développement d'avoir accès à des réfrigérateurs mus à l'énergie solaire et fabriqués selon des procédés durables, permettant de conserver des vaccins.

Le Protocole de Montréal a permis de réduire substantiellement la concentration des substances appauvrissant la couche d'ozone (SACO) émises dans l'atmosphère, et Greenpeace se réjouit de cet immense succès. Le protocole est le résultat d'une entente visant à éliminer progressivement la fabrication des SACO, il représente un exemple de ce qui peut être accompli grâce aux efforts mis en commun par le gouvernement, les scientifiques, les ONG et l'industrie afin d'éviter une tragédie environnementale.

« Par son ampleur, la coopération internationale réussie organisée en réaction à la crise de l'ozone est sans précédent, mais sans précédent aussi est la menace que l'appauvrissement de la couche d'ozone a fait planer sur l'avenir de la biosphère » a affirmé David Kanter, un jeune stagiaire chez Greenpeace. De son côté, Janos Mate a souligné que la génération de David devra subir les conséquences de la destruction de la couche d'ozone. L'énoncé de position que David a rédigé pour Greenpeace comporte d'ailleurs cette mise en garde : « De cette saga de la crise de l'ozone nous avons surtout retenu cette leçon : lorsque l'activité humaine perturbe l'équilibre de la nature, l'environnement a besoin de plusieurs décennies pour s'en remettre, et il existe une forte probabilité pour que les dégâts ne puissent jamais être réparés .»

Cette année, l'étendue de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique s'est rétrécie de 30% par rapport à l'année dernière, alors que le trou de 2006 s'étendait sur 28 millions de kilomètres carrés, un record. Pour Greenpeace, l'industrie chimique, qui accorde plus d'importance aux profits qu'à l'environnement, est en grande partie à blâmer pour les dommages infligés à l'atmosphère. Greenpeace en appelle encore et toujours à l'élimination de toutes les substances appauvrissant la couche d'ozone, surtout quand il s'agit de puissants gaz à effet de serre.

Une percée a été accomplie récemment en ce sens lorsque 191 Signataires du Protocole de Montréal se sont réunis pour décider d'éliminer les SACO dix ans plus tôt que prévu, ce qui va obliger les pays développés à les supprimer totalement d'ici 2020.

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Executive summary: Analyse et exposé de position
Document préparé dans le cadre du 20e anniversaire du Protocole de Montréal
19e rencontre des Parties au Protocole de Montréal
16-21 septembre 2007
Montréal (Québec, Canada)

Num. pages: 10