Pour la paix en Afghanistan

Actualité - 15 octobre, 2008
Vous associez sans doute Greenpeace à la protection de l’environnement; la lutte aux changements climatiques, la protection des océans, la préservation des forêts et de la biodiversité dans son ensemble. Vous avez raison! Toutefois, l’organisation s’intéresse aussi à d’autres problématiques.

Le nom « Greenpeace » est la fusion des mots « green » (vert pour l’environnement) et « peace » (pour la paix). Ce n’est pas un hasard, mais bien une volonté de démontrer que la protection de l’environnement et la paix sont des conditions essentielles et indissociables à la survie de notre planète.

Greenpeace vous invite à participer à la manifestation du 18 octobre prochain pour le retrait des troupes canadiennes en Afghanistan.

La paix au coeur de l'origine de Greenpeace

En 1971, un petit groupe de militants visionnaires, mais sans grand moyen, louait un vieux bateau de pêche et quittait Vancouver en direction d'Amchitka, en Alaska. Leur objectif : empêcher les États-Unis d'effectuer des essais d'armes nucléaires dans cette région. Ils s'étaient donnés pour nom Greenpeace : « green » pour leur souci de l'environnement et « peace » puisqu'ils rêvaient d'un monde sans menace nucléaire.

Grâce à ce premier geste d'éclat de Greenpeace, les États-Unis ont abandonné leur programme d'essais nucléaires à Amchitka. Quelques décennies plus tard, Greenpeace est devenue une grande organisation de protection de l'environnement qui oeuvre à l'échelle mondiale.

Greenpeace fait aussi la promotion de la paix, le désarmement mondial, ainsi que la non-violence. C'est pour remplir cette mission que nous nous engageons pour la paix en Afghanistan.

Pour le retrait des troupes canadiennes d'Afghanistan.

Il faut reconnaître que la présence des troupes canadiennes et de l'OTAN en Afghanistan n'est pas une mission de paix. La situation se dégrade et même des experts admettent de plus en plus que la guerre contre les talibans ne peut pas être gagnée. L'intervention canadienne, tout comme celle des pays de l'OTAN, est de plus en plus militaire et de moins en moins humanitaire. Les populations civiles sont les premières victimes des conflits armés. La guerre larvée fait des troupes occidentales des forces d'occupation aux yeux des Afghans.

Depuis l'arrivée des conservateurs de Steven Harper, les budgets de la défense ont augmenté considérablement au détriment des ceux attribués aux dépenses sociales, celles en développement et aides internationales, au domaine de la culture et de la protection de l'environnement. Les conservateurs ont l'intention d'allouer presque 500 milliards de dollars durant les prochaines vingt ans aux budgets militaires.

Le nouveau directeur parlementaire du budget, Kevin Page, a révélé jeudi dernier que la présence canadienne en Afghanistan coûtait au Canada 200 millions de dollars par mois soit plus de 1,8 milliard de dollars annuellement. Ces chiffres n'avaient jamais été fournis aux parlementaires. La présence militaire en Afghanistan n'a pas apporté la paix, ni la démocratie, ni le développement social et économique des Afghans et des Afghanes. La présence militaire dans ce pays est un obstacle à la paix. C'est pour cela que le Canada doit retirer ses troupes dès maintenant.

Lire la déclaration publiée dans le quotidien le Devoir le 10 octobre dernier, appuyée par Greenpeace

Comment agir?

Greenpeace vous invite à participer à la manifestation du 18 octobre prochain.