Actualité - 22 décembre, 2009
La semaine dernière, les chefs d’État mondiaux nous ont laissé tomber lors de la conférence sur le climat à Copenhague. Plutôt que de s’entendre sur un traité équitable, ambitieux et contraignant qui aurait protégé le climat, les chefs d’État sont repartis sans accepter les réductions d'émissions de gaz à effet de serre exigées par les scientifiques. Ils ont beaucoup parlé, mais très peu agi.
Dites à nos chefs d’État qu’ils doivent poursuivre les négociations climatiques
C'est pourquoi aujourd'hui, des gens de partout dans le monde font entendre leur voix. Greepeace demande à tous ceux et celles qui se sentent déçus, fâchés et angoissés par les résultats à Copenhague de changer l'avenir en faisant savoir à nos chefs d'État qu'ils ont encore du pain sur la planche.
Grâce à une cyberaction conçue pour envoyer des messages directement aux représentants politiques de pays clés dans la lutte contre le réchauffement climatique comme les États-Unis, l'Australie, le Canada et l'Union européenne, Greenpeace demande aux gens de leur écrire pour exiger des gestes concrets envers le climat dès maintenant.
Encore du pain sur la planche
Comme l'entente à Copenhague n'est pas suffisante pour prévenir les impacts catastrophiques des changements climatiques, nous nous devons de dire aux chefs d'État mondiaux qu'ils ont encore du pain sur la planche.
Les impacts d'un climat variable existent et se font déjà ressentir. Chaque année, 300 000 personnes meurent suite aux impacts du réchauffement climatique, et plusieurs autres doivent être déménagées. L'inaction vis-à-vis ce phénomène à Copenhague était inacceptable.
« Malheureusement, il incombe à chacun d'entre nous de faire savoir à nos chefs d'État que nous finirons ce qu'ils ont commencé au cours des prochains mois », affirme Bruce Cox, directeur général de Greenpeace Canada. Les chefs d'État mondiaux ont entamé des négociations suite aux pressions exercées par des millions de gens, et nous avons une fois de plus besoin de votre aide pour nous assurer qu'ils terminent le travail. »
Une grande déception canadienne
La performance du Canada lors de la conférence fut épouvantable. Nos négociateurs ont fait tout ce qu'ils pouvaient pour miner l'entente contraignante qui aurait radicalement ralenti la destruction environnementale causée par des projets tels que les sables bitumineux de l'Alberta.
« Le fait que notre premier ministre, un ancien pétrolier, se dit ''confortable'' avec l'entente conclue à Copenhague en dit beaucoup sur son inefficacité, souligne Bruce Cox. Le Réseau Action Climat, une coalition mondiale de plus de 400 groupes environnementaux, a décerné 10 prix ''Fossile du jour'' au Canada, un honneur sarcastique étant remis au pays qui tente par tous les moyens de freiner les discussions sur le climat. Et pour terminer, le Canada a récolté le grand prix du ''Fossile colossal''. Bref, notre gouvernement nous a laissé tomber. »
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