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D'ici la fin du siècle, la température moyenne mondiale pourrait avoir augmenté de 4 à 7°C par rapport aux débuts de l'ère industrielle. La Terre ne pourra pas supporter une telle hausse. Les dérèglements climatiques seraient dramatiques.
Il faut impérativement que l'augmentation soit inférieure à 2°C. Pour y arriver, les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) doivent baisser à partir de 2015.
Cette date sera au cœur de la discussion à Copenhague, puisqu'il s'agira d'y négocier les réductions d'émissions de GES après 2013. Le sommet de Copenhague doit aboutir à un accord à la hauteur des enjeux.
1) La baisse de 40 % des émissions de GES dans les pays industrialisés
D'ici 2020, les pays industrialisés doivent réduire d'au moins 40 % leurs émissions de GES par rapport aux niveaux de 1990. Cette baisse est le seul moyen de contenir à coup sûr l'augmentation de la température moyenne mondiale en-dessous de 2°C. Si les émissions de GES dans les pays industrialisés ne baissent que de 20 % ou de 30 %, la température pourrait augmenter de plus de 2°C, avec toutes les conséquences que l'on sait.
Les pays industrialisés doivent s'engager à réaliser cet effort sur leur territoire national. Il ne faut pas qu'ils se dérobent systématiquement à leurs obligations en contrebalançant leur excès chez eux par des programmes de compensation dans les pays en développement.
2) Le soutien aux pays en développement
Il doit avoir deux objectifs :
3) La lutte contre la déforestation
La déforestation est responsable de 20 % des émissions mondiales de GES. L'accord qui sera signé à Copenhague doit intégrer cette réalité. Greenpeace défend l'objectif « Zéro déforestation » d'ici 2020 et propose la création d'un fonds « Forêts pour le climat »
Ce fonds financerait la réduction des émissions de GES liées à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement (là où la déforestation est la plus dramatique: en Amazonie, dans le bassin du Congo, en Asie du Sud-Est notamment).
Ces sommes peuvent sembler démesurées. Elles représentent en effet 1 % du PIB mondial. Mais le coût de l'inaction serait bien plus élevé. En 2006, le rapport Stern estimait que ne rien faire, c'était risquer une récession de 20 % du PIB mondial. Peut-on vraiment se permettre d'attendre ?