Refuge Boréal : à la sauvegarde des dernières grandes forêts du Québec

Actualité - 27 mai, 2010
Retour en arrière… Nous sommes à l’automne 2009. L’ambiance est tendue à l’Assemblée Nationale qui accueille la Commission parlementaire sur la réforme forestière. Autour de la table, Greenpeace tente de convaincre la ministre des Ressources naturelles, madame Nathalie Normandeau, de l’urgence de protéger les dernières forêts intactes québécoises. C’est alors que la ministre s’interroge à haute voix : « […] concrètement comment faisons-nous sur le plan empirique, scientifique pour bien identifier ce que sont les forêts intactes? »

 

Refuge boréal : ce que la science dit, ce que le gouvernement doit faire

Retour au présent ! 26 mai 2010. Greenpeace répond à la ministre Normandeau avec la publication d’un rapport scientifique étofféee, Refuge Boréal, l’un des portraits le plus complets sur la forêt québécoise depuis le rapport Coulombe.


« Alors que seulement 10 à 15 pour cent du territoire au sud de la limite nordique est encore intact, la science la plus récente appelle à une protection accrue de la forêt boréale. »

- Nicolas Mainville, Campagne Forêt chez Greenpeace et auteur de Refuge Boréal –


Deux forêts à protéger : la Vallée de la Broadback et les Montagnes Blanches

Deux forêts doivent être protégées immédiatement : la Vallée de la Broadback et le secteur des Montagnes Blanches. Pourquoi? Parce qu’elle renferment des valeurs écologiques et culturelles exceptionnelles. Greenpeace a pu l’évaluer à l’aide d’outils cartographiques uniques et d’une revue de la littérature scientifique la plus à jour. Ces zones doivent attirer l’attention immédiate de nos décideurs.

La balle dans le camp du gouvernement

Le contexte n’a jamais été aussi propice pour le gouvernement de protéger les forêts intactes ! Refuge Boréal apparaît un peu plus d’une semaine après le dévoilement d’une entente historique avec l’Association des produits forestiers du Canada visant une plus grande protection de la forêt boréale. Rappelons que 21 compagnies forestières et 9 groupes environnementaux ont signé le 18 mai dernier une entente historique visant la protection de la forêt boréale et ont appelé les gouvernements à agir dans ce sens. Greenpeace a fait ses devoirs. La balle est dans le camp du gouvernement.

Pour en savoir plus sur le rapport Refuge Boréal, consultez la section Ressources

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