Des militans en France distribuent un quizz aux salariés de Total
Une vingtaine de militants de Greenpeace se sont postés au pied de la tour Total de La Défense (Hauts-de-Seine). Il s'agissait de proposer aux salariés du premier groupe pétrolier français de répondre à un «quiz» et de gagner un voyage au Canada (offert et organisé par Greenpeace). Ce voyage permettra à un salarié de Total de découvrir dans quoi investit son employeur en Alberta : les sables bitumineux, autrement dit un crime environnemental.
Ce jeu-questionnaire consistait en dix questions interrogeant la stratégie de Total à onze jours de l'ouverture du sommet de Copenhague sur le climat. Exemples : «En 2009, 227 millions de dollars de subventions européennes ont été accordés au groupe Total. À quel titre ?» Ou bien : «Qui a déclaré en octobre 2009 : Le carbone n'est pas un ennemi. Le carbone, c'est la vie?» Ou encore : «Quelle est la position officielle de Total pour justifier ses investissements dans les sables bitumineux?»
Toute la journée, des membres de Greenpeace étaient là pour aider si besoin les salariés du groupe ou toute personne qui souhaitait remplir ce questionnaire. Des urnes mobiles étaient à disposition des participants. Un tirage au sort ouvert au public aura lieu lundi 30 novembre à 15h00 dans les locaux de Greenpeace France. Il sera réservé aux bulletins remplis par les salariés de Total.
Un vrai jeu pour gagner un vrai voyage en Alberta (et des Tee Shirts Greenpeace) !
Le premier lot est un voyage en Alberta (au Canada) organisé par Greenpeace. Le gagnant pourra y découvrir les conséquences de l'exploitation des sables bitumineux, rencontrer des représentants des peuples autochtones, victimes collatérales, d'anciens travailleurs des «sables», visiter des sites d'exploitation, etc. Les dix lots suivants sont des tee-shirts Greenpeace spécialement édités pour le sommet de Copenhague.
Le but de notre démarche est d'entamer un dialogue, pour l'instant impossible, avec les dirigeants du groupe Total. Nous invitons d'ailleurs ces dirigeants à remplir le questionnaire. Qu'ont-ils à répondre à ces questions essentielles dans l'optique de Copenhague? Que font les dirigeants mondiaux, qui vont se rassembler à Copenhague, pour réguler les activités de groupes comme Total? Ce sont des questions que nous sommes en droit de poser.
A l'origine, les ambitions de Total dans les sables bitumineux d'Alberta
Ce jeu s'inscrit dans la continuité de la grande campagne lancée par Greenpeace contre l'exploitation des sables bitumineux au Québec, au Canada et en France. Les sables bitumineux, c'est du bitume aggloméré à du sable, à partir duquel on produit du pétrole. Ils sont exploités dans des mines à ciel ouvert ou dans des gisements souterrains. Dans les deux cas, ils nécessitent pour arriver à un pétrole exploitable d'immenses quantités d'énergie (énormes machines, carburants, beaucoup d'eau, du gaz pour produire de l'électricité, etc.) tout le long du processus de transformation.
1 baril de pétrole bitumineux = 5 barils d'eau = 2 tonnes de sables = 5 fois plus de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel
Son exploitation a déjà causé d'irrémédiables dégâts sur l'environnement, 3000 km² de forêts boréales détruites, rivières détournées et polluées, créations de lacs toxiques, etc.
En marge de Copenhague et afin d'éviter le chaos climatique, Greenpeace demande au gouvernement canadien de cesser l'exploitation des sables bitumineux.