Sauvons le hockey, sauvons le climat !

Greenpeace souligne les 4 ans d’âge du protocole de Kyoto

Actualité - 16 février, 2009
Pour souligner les quatre ans d’âge de l’important protocole de Kyoto, des représentants d’organisations environnementales ont sauté sur la glace maintenant « menacée » par les changements climatiques pour participer à une partie de hockey symbolique. Éric Darier, directeur de Greenpeace Québec a quant à lui réchauffé le banc pour avoir suivi les mauvais conseils de Stephen Harper…

Le directeur de Greenpeace Québec, Éric Darier, n’a pas pu jouer au hockey avec ses collègues. Tel que préconisé par Stephen Harper, il s’est « adapté » aux changements climatiques en troquant ses patins à glace pour des patins à roulettes !

Sauvons le hockey, sauvons le climat ! Greenpeace souligne les 4 ans d'âge du protocole de Kyoto

Pour souligner les quatre ans d'âge de l'important protocole de Kyoto, de multiples représentants d'organisations environnementales ont sauté sur la glace maintenant « menacée » par les changements climatiques de la patinoire du parc Toussaint-Louverture, au centre-ville de Montréal, pour participer à une partie de hockey symbolique. Éric Darier, directeur de Greenpeace Québec, a eu la mauvaise idée de suivre les conseils de Stephen Harper en s'adaptant aux changements climatiques. Résultat : il a réchauffé le banc. Celui-ci avait troqué ses patins à glace… pour des patins à roulettes !

AGISSEZ

Il est de notre devoir de citoyen de rappeler à notre gouvernement ses responsabilités.

Il est possible d'agir concrètement pour le climat en signant la pétition KYOTOplus.

Accrocher ses patins… à glace? Les sports d'hiver menacés

Selon Greenpeace et plusieurs groupes environnementaux, en refusant de prendre des mesures efficaces pour réduire les gaz à effet de serre, le gouvernement fédéral condamne le hockey à chausser des patins à roulettes pour toujours et met en péril notre sport national. « Comme le gouvernement Harper patine dans la sloche de l'irresponsabilité sur les changements climatiques, c'est à nous, les joueurs et les admirateurs, de le mettre hors jeu », affirme Éric Darier. L'événement a rassemblé plusieurs écocitoyens ainsi que de nombreux groupes engagés dont l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQPLA), le Club Sierra, la Coalition jeunesse Sierra, ENvironnement JEUnesse, Équiterre, la Fondation David Suzuki, Greenpeace, le Jour de la Terre et la Société pour la nature et les parcs (SNAP). Tous ont tenu à rappeler qu'il existe un consensus scientifique mondial quant à l'urgence d'agir en matière de lutte aux changements climatiques.

Les changements climatiques menacent les sports d'hiver et le secteur récréotouristique au Québec. L'augmentation d'événements climatiques extrêmes et imprévisibles laisse présager des chutes abondantes de neige, des inondations, de grands froids, des réchauffements soudains, la fonte des glaciers dans le Grand Nord, des épisodes de sécheresse, etc. Autant de conditions climatiques imprévisibles qui rendent difficiles les activités récréatives hivernales.

Quoi faire ?

Les changements climatiques sont un problème planétaire. Nul ne peut y échapper et nous sommes tous interpellés. La stabilisation du climat passera par des politiques environnementales vigoureuses et efficaces à l'échelle internationale. Les pays doivent adopter et mettre en place de nouvelles mesures faisant suite au protocole de Kyoto afin d'aller plus loin dans la réduction des gaz à effet de serre. La Conférence des Nations Unies sur le Climat de décembre 2009, à Copenhague, est appelée à remplacer Kyoto comme traité contre la lutte contre le réchauffement climatique. Ce nouveau traité ciblera les nouveaux objectifs de réduction de GES pour la période après 2012.

Ce qu'il faut viser

Les pays signataires doivent s'engager à la réduction d'au moins 25 % de réduction des GES en dessous des niveaux de 1990 d'ici 2020. En d'autres mots, le Canada doit diminuer les émissions de GES à 444 millions de tonnes d'ici 2020, comparé aux 721 millions de tonnes par rapport à 1990.

La cible de Stephen Harper est de réduire les émissions à seulement 777 millions de tonnes d'ici 2020.

La clé : investir dans l'avenir, investir dans les énergies renouvelables

Les solutions existent et depuis longtemps. Il faut investir dans les énergies vertes ou énergies renouvelables. D'ores et déjà, le président Obama a proposé un investissement de 50 milliards de dollars américains dans les énergies vertes ce qui représente, par américain, un investissement 4 fois plus important que les propositions du gouvernement Harper. Tout comme son homologue américain, le Canada doit faire plus. Beaucoup plus.

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