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OGM j'en veux pas

OGM j'en veux pas

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Montréal, Canada — Le rapport de l’ISAAA (International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications), un organisme pro-OGM, diffusé aujourd’hui fait état d’une soi-disant progression de ces substances dans le monde. Basé sur des données non vérifiées, non  indépendantes, et non fondées, le dernier rapport du principal lobby des OGM n’est qu’un autre de ces exercices de relations publiques auxquels l'organisme nous a tant habitués.

Comme à chaque année à pareille époque, l’ISAAA travaille très dur à travers le monde pour faire de son rapport annuel un document de référence en la matière. Après plus de 13 ans d’efforts et de moyens colossaux déployés par les multinationales de la chimie comme Monsanto et Syngenta, et malgré l’appui de complices de l’envergure des gouvernements américain et canadien, les OGM n’arrivent pas à percer et à s’imposer dans le monde. Les faits parlent d’eux-mêmes. 

Le rapport de l’ISAAA échoue à l’épreuve des faits

État des lieux pour 2008

  • Près de 90 % des surfaces cultivées avec des OGM le sont toujours dans seulement quatre pays (États-Unis, Argentine, Brésil et Canada);
  • 99 % des agriculteurs de la planète n’utilisent toujours pas d’OGM;
    La majorité des consommateurs partout dans le monde rejettent les aliments génétiquement modifiés;
  • Même dans les pays qui n’ont pas encore imposé l’étiquetage obligatoire des OGM comme au Canada et aux États-Unis, une majorité écrasante souhaite avoir le droit de choisir et ne pas manger d’OGM;
  • Des gouvernements et des régions en Europe notamment continuent à refuser à autoriser les OGM et établissent même des zones sans OGM;
  • En Inde, le ministre de la Santé a récemment rejeté les OGM à cause des préoccupations pour la santé;
  • Les principales et seules plantes OGM alimentaires commercialisées sont toujours le soya, le maïs et canola;
  • Monsanto a échoué dans sa tentative de faire autoriser le blé OGM en 2004;
  • En avril, les Nations-unies ont publié un rapport rédigé par quelque 400 experts scientifiques du monde entier et signé par une soixantaine de pays dans lequel on concluait que les OGM n’étaient pas une solution à la famine
    (Évaluation internationale de la science et de la technologie agricole – acronyme en anglais IAASTD);
  • La sortie du documentaire de Marie-Monique Robin intitulé Le monde selon Monsanto et le livre du même titre qui l’accompagne ont eu un effet choc en expliquant en détail les manipulations de Monsanto (qui commercialise environ 90 % des OGM dans le monde) pour imposer leur produit. Contrairement à son habitude, Monsanto n’a pas tenté d’utiliser les tribunaux pour faire interdire la diffusion du documentaire.... parce que ce dernier ne se base que sur des documents publics et des déclarations de personnes crédibles et donc inattaquables. [extrait vidéo]

La Réalité


Les cultures OGM ne sont qu’un moyen pour les entreprises comme Monsanto pour vendre leurs herbicides (ex. Round-up) et des pesticides aux agriculteurs industriels devenus accros aux intrants.


Au Québec


En 2008, la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire au Québec (CAAAQ) a remis son rapport qui faisait toute une série de recommandations pour sortir de l’impasse de l’agriculture industrielle dans laquelle se trouve aujourd’hui le Québec. Les OGM ne faisaient pas partie des solutions d’avenir, au contraire! Au chapitre des OGM, la CAAAQ a établi un diagnostic solide et suggère des recommandations intéressantes comme l’étiquetage, la traçabilité, davantage d’évaluation sur les risques, la possibilité d’établir des zones sans OGM et l’application des recommandations de la Société royale du Canada.

(Voir l'analyse de Greenpeace sur le rapport de la CAAAQ)