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Débordante, l’année 2007… De l’avis de plusieurs, ce fut l’une des années les plus fécondes de Greenpeace au Québec. Pour ajouter au ballet des revues annuelles, voici ce que nous vous avons préparé : une revue de l’année intitulée « Il n’est jamais trop tard »!

Janvier
Greenpeace condamne les coupes à blanc de Kimberly Clark dans l’International Herald Tribune et publie une page de publicité dans Le Devoir pour dénoncer les députés québécois qui ne se sont toujours pas engagés formellement envers un projet de loi sur l’étiquetage obligatoire des OGM. Les membres de Greenpeace écrivent à leur député. Il n’est jamais trop tard…

Février
Greenpeace occupe les bureaux torontois de Kimberly-Clark et présente un mémoire à Ottawa devant le comité chargé d’étudier la loi C-30 sur la qualité de l’air. O. Polaire en profite d’ailleurs pour poser en pacha sur la Colline parlementaire, Martini sec à la main, confortablement assis sous un parapluie de plage. La photo fait le tour des journaux. À l’approche des élections, Greenpeace publie une pleine page de publicité dans Le Devoir pour avertir la classe électorale québécoise de ne pas laisser tomber la forêt boréale. Enfin, Jean Charest se fait bombarder de courriels de membres de Greenpeace qui lui demandent de mettre en place sans plus tarder un moratoire de coupe sur les dernières zones de forêts intactes, le temps de déterminer les territoires à protéger. Il n’est jamais trop tard…

Mars
La campagne électorale bat son plein au Québec. Un débat entre critiques environnementaux des cinq principaux partis est organisé à Montréal, avec l’aide de Greenpeace. Le traditionnel questionnaire électoral de Greenpeace fait flèche de tout bois. En Une de tous les quotidiens, le questionnaire est cité neuf fois au débat des chefs. Motif : l’ADQ a obtenu une note de zéro. Six jours avant l’élection, Stephen Harper décide de présenter un budget à Ottawa. Le matin du budget, des activistes de Greenpeace placent le premier ministre en résidence surveillée en s’enchaînant aux grilles du 24 Sussex Drive, à Ottawa. Le 17, une publicité radio de Greenpeace est diffusée dans la région de Québec, afin d’inciter la population à se faire entendre et à réclamer un moratoire de coupe en forêt boréale intacte. Enfin, Greenpeace rend publique une étude sur les coûts de l’étiquetage des OGM que le gouvernement Charest avait cachée aux Québécois. Du bonbon...

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Avril
Deux jours après l’élection au Québec, Greenpeace livre cinq tonnes de maïs OGM devant les bureaux montréalais du PLQ. Une importante étude indépendante sur l’emploi et les crises forestières est dévoilée par le chercheur Hugo Asselin et Greenpeace. Une grande marche pour Kyoto réunit des dizaines de milliers de personnes à Montréal. Enfin, une nouvelle responsable des bénévoles, Ioana Cotutiu, entre en fonction dans nos bureaux montréalais et invite les gens à s’inscrire à une liste de diffusion. Il n’est jamais trop tard…

Mai
Victoire de Greenpeace : le fabricant d’ordinateurs Apple entend rendre ses produits plus verts. L’équipe montréalaise de Greenpeace accueille une coordonnatrice nationale de la campagne Océans : Beth Hunter. Un sondage montre que 9 Québécois sur 10 souhaitent l’étiquetage obligatoire des OGM. Greenpeace présente un mémoire à la CAAAQ et reçoit un prix du Fonds mondial pour la nature pour son travail dans la protection de la forêt du Grand-Ours en Colombie-Britannique. En mai, John Baird lance son plan de lutte aux changements climatiques, à Toronto. Aussitôt, le récipiendaire du prix Nobel, Al Gore, qualifie ce plan de « véritable fraude destinée à tromper tous les Canadiens ». Greenpeace vous invite alors à prendre la plume pour John Baird. Il n’est jamais trop tard…

Juin
C’est le Sommet du G8, à Heiligendamm, en Allemagne. Le G8 s’engage à des réductions « importantes » sans définir d’objectifs. Dans la zone déclarée interdite par les autorités, une spectaculaire course-poursuite éclate entre les forces de l’ordre et Greenpeace. Greenpeace publie un rapport sur les importantes émissions de tritium des centrales nucléaires canadiennes et deux guides qui deviendront très vite très populaires : Comment sauver le climat et Des gaz à effet de serre dans mon assiette. Il n’est jamais trop tard pour les télécharger…

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Juillet
Au Japon, un séisme d’une rare violence provoque une fuite d’eau radioactive à la centrale Kashiwazaki-Kariwa, l’une des plus grandes centrales nucléaires du monde. Greenpeace dénonce une entente entre l’UPA et le premier ministre Jean Charest, qui serait entre autres à la source de la crise des algues bleues. Le 25, la compagnie Abitibi-Consolidated est visée par une action de Greenpeace à Montréal. La direction de cette entreprise croule sous les lettres pour leur demander d’agir pour la protection de la forêt boréale. Encore une fois, il n’est pas trop tard pour leur écrire

Août
L’Arctic Sunrise entame sa tournée canadienne par une escale à Québec. Un déversement de pétrole survient à Robson Bight, en Colombie-Britannique, en plein cœur d’une réserve d’épaulards. Greenpeace presse les gouvernements de réaliser une enquête. À Abbotsford, en Colombie-Britannique, un immense point d’interrogation est taillé par Greenpeace dans un champ de maïs OGM. Au pied du glacier d’Aletsch, Spencer Tunick photographie 600 volontaires nus pour le compte de Greenpeace. La crise des algues bleues bat son plein et dépasse le cap des 100 lacs contaminés. Greenpeace lance d’ailleurs une pétition. Le 20, une onde de choc traverse le Québec avec la publication de notre rapport Destruction en chaîne, qui nomme les responsables du pillage de la forêt boréale. Les directions des entreprises qui ont été identifiées dans ce rapport sont inondées de courriel. Il n’est jamais trop tard…

Septembre
L’Arctic Sunrise fait escale à Montréal et bat le record de visites sur un bateau de Greenpeace au Québec. Le 15, après 10 ans chez Greenpeace, Steven Guilbeault quitte l’organisation. Le 5, Greenpeace dépose un rapport à la CAAAQ pour inciter le gouvernement à prendre le virage de l’agroécologie. Après la crise du même nom, le Sommet sur les algues bleues du gouvernement du Québec accouche de mesures partielles et dans peu de cas moins volontaristes. En Ontario, Greenpeace aborde un navire qui devait livrer une importante cargaison de charbon à la centrale au charbon de Nanticoke. Le 7, Greenpeace publie un sondage dévastateur pour les industriels de la forêt et le gouvernement : 86 % des Québécois appuient l’idée d’un moratoire de coupe et seulement 18 % d’entre eux estiment que les industriels et le gouvernement ne gèrent pas la forêt dans leur intérêt. Une semaine plus tard, seconde onde de choc au Québec : Greenpeace bloque un navire dans le port de Grande-Anse. Les marchés internationaux réagissent aussitôt contre les deux compagnies visées. L’une de ces compagnies reçoit des milliers de courriels l’enjoignant à agir pour la protection de la forêt boréale. Il n’est jamais trop tard pour une jolie missive

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Octobre
Greenpeace décortique le iPhone et y trouve des substances toxiques et des matériaux dangereux. Une exposition photo sur les riziculteurs de Chine est présentée par Greenpeace à Montréal. Les Nations Unies rendent hommage à Greenpeace pour son rôle névralgique dans ce qui a mené au Protocole de Montréal sur la couche d’ozone. À Terneuzen, aux Pays-Bas, Greenpeace bloque le déchargement d’un navire contenant une cargaison de papier journal d’Abitibi-Consolidated. Le 9, notre responsable de la campagne Forêt boréale, Mélissa Filion, rencontre à Alma les travailleurs de la forêt affiliés à la CSN. En plus d’amorcer un dialogue constructif avec ses travailleurs, elle livre un discours qui mérite d’être consulté. Bien entendu, il n’est jamais trop tard…

Novembre
Victoire : les demandes de Greenpeace forcent une enquête sur le déversement de Robson Bight. À Québec, le gouvernement fait fi des règlements et adopte en vitesse le projet Rabaska. Le 28, il fait face à une importante manifestation au cours de laquelle Greenpeace accuse Power Corporation du Canada d’abus d’influence au sujet de Rabaska. À Edmonton, Greenpeace déploie une banderole sous le pont High Level pour protester contre les sables bitumineux. Le premier ministre Stephen Harper est directement interpellé dans une campagne de lettres. Pour Stephen Harper, oui, il n’est jamais jamais jamais trop tard…

Décembre
Greenpeace participe au Sommet sur la forêt à Québec. Un nouveau responsable de campagne Climat et Énergie est nommé à Montréal : Arthur Sandborn. C’est la conférence de Bali, en Indonésie, et le Canada est pointé du doigt pour son refus et son obstruction à tout accord. Pour l’occasion, des actions de Greenpeace ont lieu partout à travers le monde. L’Esperanza jette les amarres pour contrer les baleiniers dans l’Antarctique. Quelques jours auparavant, le Japon annonce un arrêt de la chasse à la baleine… à bosses! Greenpeace découvre du riz contaminé à une variété d’OGM dans des échantillons prélevés dans deux épiceries de Montréal et de Vancouver. L’année se termine par une constatation : les nanotechnologies sont déjà partout dans nos vies. Le Conseil des académies canadiennes, qui tient des consultations publiques sur la question des nanotechnologies, recevra une série de lettres de membres de Greenpeace. Il n’est jamais trop tard… pour recommencer une autre année de lutte!

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