Tokyo, 19 février 2008 – D’après un sondage réalisé pour le compte de Greenpeace, près des trois quarts des Japonais sont en désaccord avec la chasse pratiquée par des baleiniers japonais dans le sanctuaire de l’océan Austral. De plus, résultat innatendu, 87 % des personnes sondées étaient surprises d’apprendre qu’une partie de leurs impôts servait à subventionner la chasse à la baleine. L’enquête, exécutée par le Nippon Research Center, membre de l’Association internationale Gallup, analysait les perceptions du public japonais concernant leur programme national de chasse à la baleine.<sub>(1)</sub>
L'exercice a également permis d'apprendre que 31 % des
répondants appuyaient la chasse à la baleine, 25 % s'y opposaient
et 44 % n'entretenaient pas d'opinions particulières à ce sujet.
Parmi ceux qui n'étaient ni pour ni contre la chasse à la baleine,
plus de 80 % désapprouvaient la chasse aux mammifères en haute mer.
Parmi l'ensemble des répondants au sondage, 71 % s'opposaient à la
chasse dans ces conditions.
« Greenpeace tient à ajouter sa voix à l'écrasante majorité du
peuple japonais et réclame une fois de plus le rappel de la flotte
baleinière du sanctuaire baleinier de l'océan Austral », a indiqué
Junichi Sato, coordonnateur de la campagne Baleines de Greenpeace
au Japon. En général, les Japonais sont peu nombreux à connaître
l'existence d'un débat entourant la chasse à la baleine au sein de
leur société. Dans ce contexte où la méconnaissance du problème est
assez répandue, il n'est pas surprenant de constater que 87 % des
personnes interrogées ignoraient totalement que leur gouvernement
subventionnait à hauteur d'environ 500 millions de yens par année,
soit 4,7 millions de dollars américains, des expéditions de chasse
à la baleine menées au nom d'une soi-disant recherche
scientifique.
« 100 % des contribuables japonais contribuent, par
l'entremise de leurs impôts, au maintien d'une chasse pratiquée
sous le prétexte fallacieux d'activités de recherche. L'heure est
venue pour les contribuables, les politiciens, les femmes et hommes
d'affaires japonais de demander ce qui justifie qu'ils aient à
débourser 500 millions de yens par année pour financer un programme
de recherche scientifique dont les résultats n'intéressent personne
et qui produit une viande de baleine que très peu de gens
consomment. L'heure est aussi venue de demander pourquoi nous
persistons à ternir notre réputation internationale avec ce
scandale.
« Les résultats du sondage contredisent carrément le mythe
colporté selon l'Agence des pêcheries japonaises voulant qu'en
massacrant les baleines dans le sanctuaire de l'océan Austral,
l'Agence ne fait que sauvegarder la culture nipponne avec la
bénédiction du peuple japonais. En fait, la plupart des citoyens du
Japon savent peu de choses sur la manière dont on utilise leur
argent et quels actes on pose en leurs noms et la majorité d'entre
eux n'appuient pas la chasse baleinière en cours », a affirmé
Sato.
« Greenpeace ajoute sa voix à l'immense majorité du peuple
japonais en réclamant à nouveau le retrait immédiat de la flotte
baleinière japonaise du sanctuaire baleinier de l'océan Austral »,
a ajouté Sato en conclusion.
Pour plus d'informations contactez :
Junichi Sato à Tokyo au + 81 805 088 2990
Karen Sack à Washington (D.C.) au + 1 202 415 5403
Notes :
(1) Le sondage internet a été mené par le Nippon Research
Center, Ltd., membre de Gallup International, auprès de 1 051
personnes âgées entre 15 et 60 ans, du 18 au 23 janvier.
Pour obtenir des renseignements complets sur le sondage visitez
l'adresse :
www.greenpeace.org/nippon-poll-2008