Morse sur un morceau de banquise fondante. Expédition de Greenpeace sur les changements climatiques.
La situation est plus urgente que jamais et Ottawa doit prendre
toutes les mesures nécessaires pour lutter contre les changements
climatiques.
« Le rapport du GIEC dissipe tout doute concernant la science du
climat. La combustion des carburants fossiles et le déboisement
sont clairement en cause. Si nous sommes les artisans de notre
propre destruction, nous disposons cependant toujours des moyens de
renverser la tendance et de réparer les dégâts. Il nous faut juste
la volonté politique d'agir », affirme Steven Guilbeault,
responsable de la campagne Climat et Énergie de Greenpeace. « Ce
n'est vraiment pas le moment de s'adonner à de la politique
partisane. La communauté des experts a livré un diagnostic clair :
la situation est urgente. Il importe que nous disposions dans le
prochain budget de programmes efficaces, ayant du mordant, conçus
de manière à respecter nos engagements de Kyoto et même à les
dépasser. »
Le rapport rendu public aujourd'hui par le Groupe de travail I
du GIEC, intitulé Climate Change 2007: The Physical Science Basis,
représente la première partie du Quatrième rapport d'évaluation du
groupe d'experts (AR4). Le Groupe de travail II du GIEC va faire
paraître un autre rapport en avril, portant cette fois sur
l'adaptation, la vulnérabilité au changement climatique et ses
conséquences; le Groupe de travail III fera paraître en mai son
rapport concernant les mesures d'atténuation du changement
climatique, un Rapport de synthèse global devant être publié en
novembre.
« Le premier ministre Stephen Harper doit maintenant reconnaître
la réalité scientifique en ce qui a trait aux changements
climatiques et l'urgence d'agir sur le climat et l'environnement »,
reprend Steven Guilbeault. « Pour commencer, il pourrait respecter
l'engagement du Canada à réduire les émissions de gaz à effet de
serre (GES) en vertu du protocole de Kyoto. L'élimination des
subventions aux sables bitumineux pourrait aussi constituer un
autre pas dans la bonne direction. »
L'Organisation météorologique mondiale et le Programme des
Nations unies pour l'environnement assurent conjointement le
financement du GIEC. Les rapports de celui-ci résultent d'un large
consensus parmi 600 scientifiques répartis dans 154 pays. Le
Troisième rapport d'évaluation (TAR) de 2001 avait conclu que « la
plus grande partie du réchauffement observé depuis 50 ans provient
vraisemblablement d'un accroissement des concentrations en gaz à
effet de serre ». Les conclusions préliminaires du Quatrième
rapport sont plus percutantes : « Le réchauffement du climat est
maintenant sans équivoque, comme le prouve l'augmentation des
moyennes des températures atmosphériques et océaniques, la fusion
de la neige et de la glace, et l'augmentation du niveau de la
mer…Il est très probable que les accroissements des concentrations
de GES, d'origine anthropique [humaine], ont engendré la plus
grande partie de l'augmentation de la température planétaire
moyenne observée depuis le milieu du 20e siècle. »
Greenpeace avait fait paraître la semaine dernière un nouveau
rapport, intitulé la
[R] évolution énergétique, dans lequel est exposée une
stratégie énergétique mondiale permettant à la fois de réduire de
moitié les émissions de GES d'ici 2050, de consommer davantage
d'énergie et de maintenir la croissance économique.
VVPR info: Pour plus d'informations : Jocelyn Desjardins, responsable des communications, Greenpeacecell.: (514) 212-5749
Exp. contact date: 2007-02-05 00:00:00