La crise du climat est un fait scientifique avéré

Greenpeace demande qu’Ottawa s’attaque aux changements climatiques dans le prochain budget

Communiqué de presse - 1 février, 2007
Greenpeace exhorte aujourd’hui le gouvernement canadien à prendre au sérieux les avertissements formulés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui réunit plus de 500 scientifiques sous l’égide de l’ONU.

Morse sur un morceau de banquise fondante. Expédition de Greenpeace sur les changements climatiques.

La situation est plus urgente que jamais et Ottawa doit prendre toutes les mesures nécessaires pour lutter contre les changements climatiques.

« Le rapport du GIEC dissipe tout doute concernant la science du climat. La combustion des carburants fossiles et le déboisement sont clairement en cause. Si nous sommes les artisans de notre propre destruction, nous disposons cependant toujours des moyens de renverser la tendance et de réparer les dégâts. Il nous faut juste la volonté politique d'agir », affirme Steven Guilbeault, responsable de la campagne Climat et Énergie de Greenpeace. « Ce n'est vraiment pas le moment de s'adonner à de la politique partisane. La communauté des experts a livré un diagnostic clair : la situation est urgente. Il importe que nous disposions dans le prochain budget de programmes efficaces, ayant du mordant, conçus de manière à respecter nos engagements de Kyoto et même à les dépasser. »

Le rapport rendu public aujourd'hui par le Groupe de travail I du GIEC, intitulé Climate Change 2007: The Physical Science Basis, représente la première partie du Quatrième rapport d'évaluation du groupe d'experts (AR4). Le Groupe de travail II du GIEC va faire paraître un autre rapport en avril, portant cette fois sur l'adaptation, la vulnérabilité au changement climatique et ses conséquences; le Groupe de travail III fera paraître en mai son rapport concernant les mesures d'atténuation du changement climatique, un Rapport de synthèse global devant être publié en novembre.

« Le premier ministre Stephen Harper doit maintenant reconnaître la réalité scientifique en ce qui a trait aux changements climatiques et l'urgence d'agir sur le climat et l'environnement », reprend Steven Guilbeault. « Pour commencer, il pourrait respecter l'engagement du Canada à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) en vertu du protocole de Kyoto. L'élimination des subventions aux sables bitumineux pourrait aussi constituer un autre pas dans la bonne direction. »  

L'Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l'environnement assurent conjointement le financement du GIEC. Les rapports de celui-ci résultent d'un large consensus parmi 600 scientifiques répartis dans 154 pays. Le Troisième rapport d'évaluation (TAR) de 2001 avait conclu que « la plus grande partie du réchauffement observé depuis 50 ans provient vraisemblablement d'un accroissement des concentrations en gaz à effet de serre ». Les conclusions préliminaires du Quatrième rapport sont plus percutantes : « Le réchauffement du climat est maintenant sans équivoque, comme le prouve l'augmentation des moyennes des températures atmosphériques et océaniques, la fusion de la neige et de la glace, et l'augmentation du niveau de la mer…Il est très probable que les accroissements des concentrations de GES, d'origine anthropique [humaine], ont engendré la plus grande partie de l'augmentation de la température planétaire moyenne observée depuis le milieu du 20e siècle. »

Greenpeace avait fait paraître la semaine dernière un nouveau rapport, intitulé la [R] évolution énergétique, dans lequel est exposée une stratégie énergétique mondiale permettant à la fois de réduire de moitié les émissions de GES d'ici 2050, de consommer davantage d'énergie et de maintenir la croissance économique.

VVPR info: Pour plus d'informations : Jocelyn Desjardins, responsable des communications, Greenpeacecell.: (514) 212-5749

Exp. contact date: 2007-02-05 00:00:00