Controverse entourant les coupes forestières d’AbitibiBowater

Greenpeace appuie la demande de moratoire des Cris

Communiqué de presse - 30 avril, 2009
Greenpeace manifeste aujourd’hui son support au Grand Conseil des Cris du Québec quant à leur demande de protéger les forêts intactes dans le Nord du Québec.

Un peu plus tôt aujourd'hui, la Nation crie et la SNAP ont conjointement demandé à Québec d'intervenir afin d'arrêter les coupes au moyen d'un moratoire.

« Greenpeace appui la démarche et le leadership de la Nation crie et souligne l'urgence de suspendre toute activité de récolte jusqu'à ce que les préoccupations des communautés crient soient entendues et que de grandes aires protégées soient crées pour le maintient du caribou forestier », souligne Nicolas Mainville, co-responsable de la campagne forêt boréale chez Greenpeace.

En dépit de préoccupations formulées à plusieurs reprises par les Cris et le mouvement environnemental, les forêts intactes du secteur hautement controversé de la rivière Broadback, qui revêt une valeur écologique irremplaçable, sont toujours l'objet des coupes d'AbitibiBowater et de Domtar.

Pour Greenpeace, Québec ne doit pas laisser les déboires financiers d'AbitibiBowater prendre le dessus sur l'importance de la préservation des forêts intactes québécoises.

« Les clients d'AbitibiBowater ne veulent pas acheter des produits provenant de forêts intactes essentielles au maintien d'espèces menacées et dont l'exploitation s'attire les foudres des communautés autochtones occupant le territoire », résume Melissa Filion, responsable de la campagne forêt boréale chez Greenpeace.

« Il nous paraît irresponsable qu'AbitibiBowater propose d'effectuer des coupes forestières et de construire des routes dès cet été dans l'une des dernières forêts intactes du Québec sans le consentement des Premières nations », soutient Filion.

AbitibiBowater et Domtar sont deux gestionnaires importants de ce territoire au nord du Québec. Les coupes prévues par ces compagnies sont au coeur de l'habitat critique du caribou forestier, emblème menacé de la forêt boréale québécoise. Les activités planifiées par l'entreprise vont agressivement morceler cette forêt encore à l'abri du développement et ainsi expulser le caribou forestier de l'un des derniers territoires encore intacts en forêt commerciale.

L'importance culturelle et écologique du secteur Assinica-Broadback-Lac Evans en fait une zone modèle pour la création d'une grande aire protégée de plusieurs milliers de kilomètres carrés. Greenpeace croit qu'il est maintenant temps pour le gouvernement de Jean Charest de poser les premiers gestes de son plan Nord, là ou il y a urgence d'agir. Les dernières forêts intactes en zone commerciale sont prioritaires à l'atteinte de l'objectif de 50% d'aires protégées au nord du 49e parallèle.

En conclusion, Greenpeace demande à ce qu'AbitibiBowater tienne compte des impératifs écologiques et sociaux durant l'étape clé que représentante sa restructuration.

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Pour plus d'informations:

Mélissa Filion, Campagne forêt, Greenpeace, 514-815-8216.

Catherine Vézina, Communications et relations de presse, Greenpeace, 514-212-5749.

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