Un peu plus tôt aujourd'hui, la Nation crie et la SNAP ont
conjointement demandé à Québec d'intervenir afin d'arrêter les
coupes au moyen d'un moratoire.
« Greenpeace appui la démarche et le leadership de la Nation
crie et souligne l'urgence de suspendre toute activité de récolte
jusqu'à ce que les préoccupations des communautés crient soient
entendues et que de grandes aires protégées soient crées pour le
maintient du caribou forestier », souligne Nicolas Mainville,
co-responsable de la campagne forêt boréale chez Greenpeace.
En dépit de préoccupations formulées à plusieurs reprises par
les Cris et le mouvement environnemental, les forêts intactes du
secteur hautement controversé de la rivière Broadback, qui revêt
une valeur écologique irremplaçable, sont toujours l'objet des
coupes d'AbitibiBowater et de Domtar.
Pour Greenpeace, Québec ne doit pas laisser les déboires
financiers d'AbitibiBowater prendre le dessus sur l'importance de
la préservation des forêts intactes québécoises.
« Les clients d'AbitibiBowater ne veulent pas acheter des
produits provenant de forêts intactes essentielles au maintien
d'espèces menacées et dont l'exploitation s'attire les foudres des
communautés autochtones occupant le territoire », résume Melissa
Filion, responsable de la campagne forêt boréale chez
Greenpeace.
« Il nous paraît irresponsable qu'AbitibiBowater propose
d'effectuer des coupes forestières et de construire des routes dès
cet été dans l'une des dernières forêts intactes du Québec sans le
consentement des Premières nations », soutient Filion.
AbitibiBowater et Domtar sont deux gestionnaires importants de
ce territoire au nord du Québec. Les coupes prévues par ces
compagnies sont au coeur de l'habitat critique du caribou
forestier, emblème menacé de la forêt boréale québécoise. Les
activités planifiées par l'entreprise vont agressivement morceler
cette forêt encore à l'abri du développement et ainsi expulser le
caribou forestier de l'un des derniers territoires encore intacts
en forêt commerciale.
L'importance culturelle et écologique du secteur
Assinica-Broadback-Lac Evans en fait une zone modèle pour la
création d'une grande aire protégée de plusieurs milliers de
kilomètres carrés. Greenpeace croit qu'il est maintenant temps pour
le gouvernement de Jean Charest de poser les premiers gestes de son
plan Nord, là ou il y a urgence d'agir. Les dernières forêts
intactes en zone commerciale sont prioritaires à l'atteinte de
l'objectif de 50% d'aires protégées au nord du 49e parallèle.
En conclusion, Greenpeace demande à ce qu'AbitibiBowater tienne
compte des impératifs écologiques et sociaux durant l'étape clé que
représentante sa restructuration.
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Pour plus d'informations:
Mélissa Filion, Campagne forêt, Greenpeace, 514-815-8216.
Catherine Vézina, Communications et relations de presse,
Greenpeace, 514-212-5749.