Communiqué de presse - 28 juillet, 2004
Le matin du 29 juillet, Steven Guilbeault, responsable de campagne à Greenpeace, faisait visiter à trois journalistes une série de coupes rases situées à environ deux heures de voiture au nord-est de Montréal. Ces coupes ont été effectuées le long de l’une des routes les plus pittoresques du Québec, juste à côté de la rivière Saint-Maurice, près de la circonscription électorale de l’ex-premier ministre Jean Chrétien. L’entreprise responsable de ces coupes à blanc est Abitibi-Consolidated, le plus important fabricant de papier journal au Canada. Ce sont des résidants locaux et des personnes reliées au secteur touristique qui ont alerté Greenpeace.
« Voilà un exemple sans équivoque du genre de pratique
forestièreinacceptable où l'entreprise abat des arbres dans se
préoccuper lemoins du monde des conséquences pour l'écosystème, les
collectivitéslocales et les autres groupes qui dépendent de la
forêt, comme les gensde l'industrie forestière », a précisé M.
Guilbeault.
« C'est ce type de coupes destructrices et irresponsables que
laCommission d'étude sur la gestion de la forêt publique québécoise
va,nous l'espérons, pouvoir éliminer », a ajouté Steven
Guilbeault,faisant allusion au comité provincial chargé de réviser
la législationforestière et la mauvaise gestion des forêts
québécoises. « Si ce genred'abattage survient à côté de l'un des
sites plus plus enchanteurs duQuébec, pouvez-vous imaginer quelle
sorte de coupes les compagniespratiquent loin des zones les plus
densément peuplées de la province ?»
2,5 millions de personnes visitent la région de la
Mauriciechaque année, ce qui représente 242 millions de dollars
eninvestissements qui se traduisent par 5 500 emplois directs
etindirects. Greenpeace fera une présentation officielle devant
laCommission sur la forêt du Québec le 23 août 2004.
Aidez à enrayer la destruction des forêts anciennes du
Canada