Communiqué de presse - 3 juin, 2008
Greenpeace accueille favorablement la décision d’AbitibiBowater de cesser ses opérations forestières et commerciales dans la forêt Whiskey Jack, en Ontario. AbitibiBowater en a fait l’annonce aujourd’hui à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de ses actionnaires à Montréal. La forêt Whiskey Jack occupe une superficie d’un million d’hectares (10 000km<sup>²</sup>) et est revendiquée comme territoire ancestral des Premières Nations de Grassy Narrows.
Vue aérienne de la forêt boréale ontarienne.
« La communauté de Grassy Narrows peut célébrer cette victoire
considérable», estime Mélissa Filion, de la campagne Forêt boréale
de Greenpeace. « Le gouvernement ontarien doit maintenant prendre
acte de cette décision et œuvrer à des solutions quant à
l'aménagement durable de ce territoire, avec les Premières Nations
de Grassy Narrows et l'industrie. La persévérance des Premières
Nations quant à leurs revendications territoriales ne cessera pas
demain. Le gouvernement du Québec doit notamment comprendre cette
réalité. »
La communauté de Grassy Narrows est reconnue pour avoir maintenu
la plus longue barricade autochtone de l'histoire canadienne. En
outre, Greenpeace estime que les gouvernements et les industriels
du Québec et de l'Ontario doivent obtenir le consentement éclairé
des Premières Nations avant de permettre l'exploitation
industrielle de leurs territoires ancestraux.
«La décision qui a été rendue publique aujourd'hui est certes un
pas dans la bonne direction », affirme Mélissa Filion. Si
Greenpeace voit d'un bon œil l'annonce d'AbitibiBowater,
l'organisation signale tout de même qu'elle souhaite voir
l'entreprise poser d'autres gestes rapidement pour répondre à ces
préoccupations, incluant la mise en réserve de territoires en
forêts intactes.
Avec la fusion récente d'Abitibi-Consolidated et Bowater,
Greenpeace constate que la nouvelle entreprise souhaite se
positionner comme un citoyen corporatif responsable. «Nous croyons
que de nos jours la responsabilité sociale et environnementale des
entreprises est un facteur critique pour toute entreprise qui
souhaite demeurer en affaire », reprend Mélissa Filion. « C'est
même une question de compétitivité et d'avantages concurrentiels
sur des marchés de plus en plus friands de produits respectueux de
l'environnement. »
Depuis plusieurs mois, Greenpeace discute avec d'importants
clients d'AbitibiBowater. Plus récemment, Greenpeace et
AbitibiBowater ont amorcé une nouvelle étape. « Nous nous sommes
rencontrés pour établir un processus de solutions conjointes, nous
avons eu des discussions positives, sommes satisfaits du travail de
préparation que chacun a accompli et nous avons fait suffisamment
de progrès pour nous rencontrer à nouveau prochainement. »
Pour plus de renseignement :
Mélissa Filion, Campagne forêt boréale (514) 581-8216
Jocelyn Desjardins, Relations Publiques et communication (514)
212-5749