Après les OGM, les nanotechnologies

De la précaution s.v.p.!

Communiqué de presse - 20 novembre, 2006
Pour faire suite aux recommandations et aux appels à la précaution émis au sujet des nanotechnologies par la Commission de l’éthique de la science et de la technologie du Québec, Greenpeace exige le retrait immédiat de quelques 700 produits issus de ces technologies qui sont déjà sur le marché sans que les risques pour la santé et l’environnement aient été évalués.

« Les nanotechnologies qui permettent la production atome par atome ou molécule par molécule de nouveaux produits n'ont pas été rigoureusement testés pour leur innocuité », constate Éric Darier, responsable de la campagne OGM à Greenpeace.  Il n'existe pas selon lui de cadre réglementaire et d'évaluations spécifiquement adaptées aux risques des nanotechnologies. « Les méthodes cavalières avec lesquelles on introduit sur le marché les nanotechnologies se comparent à la manière dont les OGM se sont tout à coup retrouvés dans nos assiettes… sans débat public et sans étiquetage », note Éric Darier.

Greenpeace signale que d'autres instances gouvernementales se sont inquiétées des nanotechnologies. L'Institut national de santé publique du Québec a notamment illustré les types des risques potentiellement catastrophiques pour la santé et l'environnement.

Depuis 10 ans qu'elles sont sur le marché, les OGM ne sont toujours pas étiquetés. Et ce, malgré l'appui massif des citoyens et citoyennes et les promesses du gouvernement libéral de Jean Charest. « On est parfaitement en droit de s'en inquiéter, lance Éric Darier. Répétera-t-on les mêmes schèmes et erreurs qu'avec les OGM? Avant d'autoriser les nanotechnologies et investir 140 M$, avant de commercialiser des produits non testés pour leur innocuité, demande Éric Darier, Québec doit favoriser un large débat public sur les enjeux qui en découlent et adopter le principe absolu de précaution ».

Greenpeace se méfie des marchands du temple des nanotechnologies. « On nous promettait aussi des miracles avec les OGM », souligne Éric Darier. Mais la réalité est la suivante : les seuls OGM commercialisés à ce jour à grande échelle sont des plantes résistantes aux herbicides et des plantes pesticides. Les contaminations génétiques qui menacent la biodiversité sont largement ignorées.  « Un protocole international sur la prévention des risques des nanotechnologies devrait être établi et ratifié par l'ensemble de la communauté internationale avant qu'elles ne soient mises en marché ».

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