Communiqué de presse - 5 novembre, 2006
La conférence annuelle des Nations Unies sur les changements climatiques s’ouvre aujourd’hui à Nairobi au Kenya. Alors que ces deux semaines de négociations s’avèrent déterminantes pour la suite des efforts internationaux de lutte aux changements climatiques, le Canada se présente avec une position affaiblie et largement discréditée tant au pays que sur la scène internationale.
Les négociations qui s'amorcent mettront la table d'une nouvelle
phase du Protocole de Kyoto, dans laquelle les pays industrialisés
devront s'engager à réduire davantage leurs émissions de gaz à
effet de serre. Cette conférence annuelle se déroule pour la
première fois en Afrique où les impacts des changements climatiques
se font déjà sentir et affectent la vie de dizaines de millions de
personnes, aux prises avec des sécheresses dévastatrices.
« La contribution du Canada aux efforts internationaux de lutte
aux changements climatiques a été systématiquement sabotée au cours
des derniers mois, depuis l'arrivée du gouvernement conservateur
minoritaire de Steven Harper », a déclaré Steven Guilbeault, de
Greenpeace. « Malgré ses déclarations se voulant rassurantes à
l'effet que le Canada tient toujours à participer activement aux
présentes négociations, la ministre Ambrose n'a pas jugé important
de se présenter à de nombreuses rencontres internationales clées
sur les changements climatiques. À cet égard, la ministre Ambrose
n'a pas assumé correctement son rôle de présidente du processus
international au cours de la dernière année. En quelques mois, sur
la scène internationale, nous sommes passés de héros à zéros ».
Au cours des derniers jours, les conclusions du rapport de
l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale, Sir Nicolas
Stern, ont fait les manchettes à travers le monde. Ce rapport
affirme qu'une action internationale immédiate et coordonnée pour
faire face aux changements climatiques s'avère dans l'intérêt de
tous. « Le gouvernement Harper devrait sortir de sa bulle, prendre
conscience du monde qui l'entoure et reconsidérer sa position. Pour
être à nouveau pris au sérieux, nous devons impérativement
commencer à respecter nos objectifs fixés par le Protocole de
Kyoto, comme tous les autres pays industrialisés qui en sont partie
prenante, et s'engager sérieusement sur la voie des réductions à
moyen et long terme qui sont nécessaires pour éviter les impacts
catastrophiques des changements climatiques », a poursuivi Hugo
Séguin, d'Équiterre.
Les plus récentes données scientifiques indiquent qu'un
réchauffement moyen du globe de plus de 2?C mèneraient à des
changements climatiques dangereux et irréversibles. « C'est là la
position de l'Union Européenne. Le Canada doit s'avérer à la
hauteur et reconnaître l'urgence de la situation. Le monde nous
regarde », a conclu Emilie Moorhouse, du Sierra Club du Canada.
Le journal ÉCO peut être visionné à l'adresse suivante : http://www.climatenetwork.org/eco
Other contacts: Amélie Ferland, Équiterre (514) 973-2000Katie Albright, Sierra Club du Canada (613) 241-4611Steven Guilbeault, Greenpeace, +011254 720 947 837