« L'étude illustre que les dangers associés à l'usage domestique
deces produits chimiques. auxquels ils existent des produits
desubstitution fiables et bon marché, menacent inutilement la santé
denos enfants» , précise Darryl Luscombe, Ph.D., responsable de
lacampagne Toxiques pour Greenpeace international.
Certains phtalates sont nuisibles aux animaux : ils causent
lecancer du foie, endommagent les reins et affectent leur
systèmereproducteur. Quant aux organostanniques - dont les
concentrations lesplus élevées ont été découvertes dans des
carreaux pour planchers faitsau Canada - ils endommagent également
le système reproducteur etnuisent à la croissance chez les animaux.
Chez l'humain, ils provoquentdes troubles respiratoires et du
système nerveux.
Presque tous les produits examinés renfermaient un
phtalateappelé DEHP, même les petits tapis de salle de bain en
contenaientL'Agence internationale de recherche sur le cancer et l'
Agenceaméricaine de protection de l'environnement ont des soupçons
sérieux àl'effet que le phtalate est cancérigène chez l'humain. On
a découvertqu'un anneau de dentition contenait du biphénol A, et
presque tous lesproduits renfermaient du cadmium, un agent
cancérigène notoire.
« Le plus inquiétant pour les Canadiens, c'est que la plupartdes
articles analysés contenaient des quantités non
négligeablesd'organostanniques», affirme Dr. Luscombe. «Et de plus,
les carreauxfaits au Canada étaient ceux qui en contenaient le
plus. Nos enfantsrampent et jouent sur ce type de carrelage. C'est
tout à faitinacceptable.»
On peut facilement se procurer la plupart des produits
testésauprès des détaillants bien connus. Les laboratoires
indépendants ontprocédé à des essais sur un petit échantillon parmi
les centaines deproduits fabriqués en vinyle, offerts sur le
marché. Ils ont découvertdes additifs dangereux dans plusieurs
marques populaires, telles que :Armstrong, Gerber, Disney, Toy'r
Us, et Laura Ashley.
La fabrication du PVC nécessite l'emploi d'additifs
nuisibles.Son cycle de vie est nuisible à l'environnement et la
santé humaine. Eneffet, la fabrication et la mise aux rebuts du PVC
est une des plusimportantes sources de dioxine.
«Des preuves accablantes s'accumulent contre ce poison qu'est
lePVC . De la production à son élimination, son usage soulève de
nombreuxproblèmes qui le condamnent. Les faits sont connus, et il
est grandtemps que les fabricants cessent de l'utiliser », soutient
Dr.Luscombe.
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Notes:
Les articles en PVC ont été testés aux États-Unis par les
laboratoires STAT, et par les laboratoires GALAB en Allemagne.
On s'est procuré des échantillons d'articles dans 20 pays,
àsavoir: Australie, Brésil, Canada, Chili, Chine, République
tchèque,Danemark, France, Hongrie, Italie, Japon, Mexico,
Pays-Bas,Nouvelle-Zélande, Philippines, Russie, Espagne, Thaïlande,
Royaume-Uniet États-Unis.
Les articles en question avaient été soit conçus
spécifiquementpour les enfants ou bien il s'agissait d'articles
ménagers aveclesquels les enfants étaient susceptibles d'entrer
régulièrement encontact et, parfois de façon prolongée.
"Toxic chemicals in a child' s world: an investigation into
PVCplastic products", par Ruth Stringer, Paul Johnston et Bea
Erry,Greenpeace Research Laboratories,
Université d'Exeter, mai 2001.
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Pour plus d'informations :
La base de données de Greenpeace