Changements climatiques : un pronostic inquiétant

Communiqué de presse - 1 septembre, 2005
L’Expédition Groenland 2005 de Greenpeace a permis de documenter le retrait de quelques glaciers. Ce retrait se fait à une vitesse affolante et démontre que l’impact des changements climatiques est plus important qu’on ne l’avait imaginé jusqu’à maintenant.

Pour le scientifique Gordon Hamilton* qui faisait partie de l'équipe des chercheurs à bord de l'Arctic Sunrise de Greenpeace, le cas du glacier de Kangerdlugssuaq est particulièrement préoccupant puisqu'il s'est retiré d'environ 5 kilomètres depuis 2001 alors que cela faisait 40 ans qu'il se maintenait dans une position stable. Ce fut la même surprise pour le glacier de Helheim, qui s'est retiré de 4,5 km depuis 2001 alors que sa position était demeurée stable depuis 1972. Celui-ci se déplace tellement rapidement qu'un montage vidéo du glacier filmé pendant 8 heures nous permet de percevoir sa mouvance.

« Si nous avions encore besoin de nouvelles preuves sur la gravité et l'accélération du phénomène des changements climatiques, l'expédition de Greenpeace au Groenland cet été les a apportées », déclare Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec. Ce dernier qui a pris part à l'expédition au Groenland déplore que : « malgré le fait que les signes des changements climatiques soient de plus en plus évidents, les actions concrètes des gouvernements se font toujours attendre. »

Greenpeace en appelle aux divers paliers de gouvernements (municipal, provincial et fédéral) afin qu'ils mettent en place des plans d'action efficace pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Greenpeace prône que les subventions accordées au secteur des combustibles fossiles et à celui de l'énergie nucléaire soient réallouées au développement des énergies renouvelables et que soient mis en place des incitatifs fiscaux favorisant l'achat de véhicules écoénergétiques.

« Montréal sera bientôt l'hôte de l'une des plus importantes conférences sur les changements climatiques, la 11e Conférence des Parties du Protocole de Kyoto, nous nous devons d'être à la hauteur », de conclure Steven Guilbeault.