Communiqué de presse - 8 novembre, 2006
Les groupes environnementaux s’inquiètent de la position de négociation canadienne à la Conférence des Nations unies à Nairobi. Les représentants des groupes croient que la position du Canada est de nature à nuire aux discussions sur deux enjeux majeurs et apparaît contre-productive dans le contexte actuel des négociations portant sur la prochaine phase du Protocole de Kyoto.
Bien que les groupes environnementaux croient que des pays tels
la Chine, l'Inde et le Brésil devraient s'engager à accepter des
obligations plus contraignantes dans le futur, ils jugent que le
Canada fait preuve d'hypocrisie en exigeant que ces pays acceptent
pour l'instant des objectifs de réduction absolue de leurs
émissions. « Qui sommes-nous pour dire aux pays en développement de
réduire leurs émissions alors que nous ne sommes pas capables de
réduire les nôtres ? » souligne Steven Guilbeault de Greenpeace. «
Pour que ces pays nous prennent au sérieux et commencent à prendre
des engagements, nous devons démontrer des progrès. Nous devons
être crédibles ».
« En demandant aux grands pays en développement de se donner des
objectifs de réduction dès maintenant, avant même que les pays
industrialisés démontrent clairement qu'ils atteindront leurs
propres objectifs au cours de la première phase du Protocole de
Kyoto, le Canada risque aussi d'antagoniser l'ensemble des pays en
voie de développement et de faire dérailler les négociations »,
soutient Morag Carter de la Fondation David Suzuki.
« La position du Canada est particulièrement chambranlante alors
même qu'il ne respecte pas une autre de ses obligations dans le
cadre du Protocole de Kyoto en omettant de soumettre un rapport
important indiquant des « progrès démontrables » dans l'atteinte de
ses objectifs de Kyoto », rappelle Emilie Moorhouse du Sierra Club
du Canada.
Les groupes croient que le Canada sous-estime l'importance de
fixer un échéancier très strict à ces négociations. « Le temps ne
joue pas en notre faveur », mentionne Hugo Séguin, d'Équiterre. «
Les impacts des changements climatiques deviennent de plus en plus
clairs et l'urgence d'agir de plus en plus pressante », a-t-il
ajouté. Les groupes croient que le Canada doit appuyer la fixation
d'une date butoir claire, 2008, aux discussions entourant la
seconde phase de Kyoto pour laisser assez de temps aux différents
pays de ratifier l'entente et offrir aux entreprises une certitude
à long terme concernant les règles qui leur seront appliquées au
cours des prochaines années.
Other contacts:
- Emilie Moorhouse, Sierra Club of Canada, 011 254 736 724 870
- Hugo Séguin through Amélie Ferland, Équiterre: 514-973-2000
- Morag Carter, David Suzuki Foundation, 778 386 1448
- Steven Guilbeault, Greenpeace Canada, 011 254 720 947 837