Des promesses sans lendemain !

« Avant de faire de nouvelles promesses, Le Canada devrait respecter celle qu'il a déjà faites »

Communiqué de presse - 5 juin, 2001
Montréal, 6 juin 2001- Le ministre de l'Environnement, David Anderson, affirme, en ce jour de l'air pur, qu'il peut protéger le climat de la planète sans ratifier le Protocole de Kyoto. M. Anderson a utilisé la méthode habituelle pour faire passer la pilule de l'inaction du gouvernement : un discours pompeux accompagné de l'annonce d'un investissement assez modeste, de 40 millions de dollars, pour régler la question des changements climatiques.

« Notre climat change mais le gouvernement fédéral ne change pas !Il préfère faire la sourde oreille au fait que nous ne pouvons pasarrêter la progression des changements climatiques sans ratifier leProtocole de Kyoto », précise Steven Guilbeault, responsable de lacampagne Climat et énergie pour Greenpeace. « Que le fédéral réduiseles émissions de gaz de sa propre flotte de véhicules est une goutted'eau dans l'océan si Jean Chrétien donne l'aval au projetd'exportation de pétrole et de gaz naturel comme le lui demande GeorgeW. Bush ».

M. Anderson a promis de réduire de 31 %, d'ici 2010, lesémissions de gaz à effet de serre produites par l'ensemble del'appareil étatique. « C'est de la poudre aux yeux, affirme StevenGuilbeault, puisque le dernier plan des libéraux sur les changementsclimatiques, lancé en octobre 2000, promettait des réductions de 65mégatonnes - soit le tiers de notre objectif de Kyoto. Huit mois plustard, le fédéral ne peut toujours pas démontrer comment il va atteindrecet objectif ».

Selon M.Guilbeault, il s'agit d'une pratique typique deslibéraux de faire des promesses sans lendemain à la veilled'importantes rencontres internationales telles que la rencontre deBonn sur les changements climatiques, qui aura lieu en juilletprochain.

« Au lieu de promettre tout et rien, les libéraux devraientposer un geste qui sera bénéfique pour nous tous : s'engager à ratifierle Protocole de Kyoto au lieu de choisir la voie « destructrice »empruntée par George W. Bush dans le dossier des changementsclimatiques », de conclure Steven Guilbeault.