Conservation d'abord
Pour les cinq groupes environnementaux, la planification de la
conservation doit se faire avant tout développement industriel et
en partenariat avec les peuples autochtones. Les efforts de
conservation devront prioriser les zones les plus menacées, dont la
forêt boréale commerciale intacte et l'habitat des espèces menacées
comme le caribou forestier et respecter les critères internationaux
de conservation.
Depuis l'annonce faite par Jean Charest en novembre 2008 de
protéger 50% du territoire du plan Nord, le premier ministre a
davantage présenté ses intentions d'ouvrir ce vaste territoire à de
l'exploitation à grande échelle plutôt qu'à un réel plan de
conservation et de développement durable. L'environnement serait-il
déjà tombé dans l'oubli ? Quant au reste du territoire forestier
visé pour le développement par Québec, Gardons le Nord demande au
gouvernement la garantie d'un aménagement écosystémique.
Réforme sur les mines
Inspirés de l'Ontario, Gardons le Nord presse le gouvernement
pour obtenir une réforme de la Loi sur les mines, une des plus
vieilles de la province. Cette loi a préséance sur quasi toute
autre utilisation du territoire, dont la création d'aires
protégées. Le "Free entry mining", le "Click and Claim" et
l'approche très "Far West" du système minier québécois sont les
principaux obstacles à la conservation, en plus d'outrepasser les
droits autochtones et de permettre l'expropriation. Ces principes
sont périmés et devraient faire l'objet d'une révision en
profondeur avant la mise en place du Plan Nord.
Participation autochtone
Un Plan Nord réellement durable respectera les territoires, les
droits et le mode de vie des Premières Nations et des Inuits.
Gardons le Nord juge primordial de reconnaître et de respecter le
leadership des peuples autochtones pour ce qui est de l'atteinte
des objectifs de conservation dans leurs territoires traditionnels.
Travailler ensemble, c'est inclure les Premières Nations et les
Inuits dans tous les efforts de conservation en respectant leur
droit de gouvernance des territoires et leurs connaissances
traditionnelles.
Les cinq groupes réaffirment leur désir de collaborer avec
Québec pour l'élaboration du Plan Nord. Gardons le Nord considère
que ce ne sera qu'ensemble, les Premières Nations, les communautés
locales, les divers intervenants du milieu, les groupes
environnementaux et les entreprises, que nous favoriseront un
traitement égal de la protection et du développement dans la zone
du Plan Nord.
Gardons le Nord, une campagne de conservation du nord québécois
menée par cinq groupes environnementaux, Canards Illimités Canada,
Canopée, Greenpeace, Nature Québec et la Société pour la nature et
les parcs du Canada - Québec, prône la conservation d'au moins 50 %
du territoire situé au nord du 49e parallèle, en collaboration avec
les groupes de conservation, les Premières Nations, les communautés
locales, les divers intervenants du milieu ainsi que les
entreprises afin de favoriser un traitement égal de la protection
et du développement dans la zone du Plan Nord. En matière de
développement responsable, la conservation est incontournable : www.gardonslenord.com.
Contacts :
Marcel Darveau, Canards Illimités Canada, (418) 623-1650
Josée Breton, Canopée, (418) 456-2373
Nicolas Mainville, Greenpeace, (514) 214-0843
Mylène Bergeron, Nature Québec, (418) 648-2104 poste 2074
Sophie Paradis, Société pour la nature et les parcs du Canada -
Québec, (514) 603-7627