« Nous avons tous un droit fondamental de savoir si les aliments
que nous mangeons contiennent des OGM », Isabelle Côté des AmiEs de
la Terre de Québec. « Il est grand temps que le Canada rattrape son
retard dans ce domaine ». En effet, Ottawa refuse toujours de
mettre en place l'étiquetage obligatoire des OGM, malgré les
sondages qui, bon an mal an, prouvent qu'entre 79 % et 90 % des
Canadiens et des Québécois se montrent favorables à l'étiquetage
obligatoire des OGM.
« Plus d'une quarantaine de pays ont déjà adopté l'étiquetage
des OGM, dont la Russie et la Chine », rappelle Charles Tanguay, de
l'Union des consommateurs. « En Europe, l'étiquetage des OGM a été
adopté dès 2001 ».
Rappelons que l'adoption en avril 2004 de l'étiquetage
« volontaire » des OGM par le gouvernement fédéral n'a à ce jour
produit aucune étiquette « avec OGM » sur les aliments vendus dans
nos épiceries. « Voilà pourquoi les députés doivent prendre acte
dès maintenant de l'échec évident de l'étiquetage volontaire des
OGM et corriger la situation en imposant l'étiquetage
obligatoire », affirme Nalini Vaddapalli, analyste en
agroalimentation chez Option consommateurs.
Des études économiques, dont notamment une étude réalisée en
janvier 2007(1) pour le compte du MAPAQ, démontrent que
les coûts de l'étiquetage des OGM ne seraient pas aussi élevés que
les industriels le suggéraient. « Ce devrait être aux entreprises
comme Monsanto, qui mettent sur le marché les OGM, de payer les
coûts associés à leur commercialisation », affirme Denis Falardeau
de l'ACEF de Québec. « Et certainement pas aux consommateurs, aux
agriculteurs ou aux secteurs agroalimentaires qui ne veulent pas
d'OGM »
« En refusant l'étiquetage obligatoire des OGM, le gouvernement
fédéral nous oblige tous à manger des OGM contre notre gré »,
souligne Éric Darier, responsable de la campagne Agriculture et OGM
de Greenpeace. « Cela exempte les entreprises, comme Monsanto,
d'accepter la pleine responsabilité pour les contaminations
génétiques dans l'environnement, dans les champs et dans la chaîne
alimentaire ».
De plus en plus d'études scientifiques indépendantes soulignent
des problèmes de santé causés par les OGM. Quelque 216
contaminations causées par les OGM ont été officiellement reconnues
dans le monde(2). « Si les OGM étaient vraiment
sécuritaires pour la santé et bons pour l'environnement et les
agriculteurs, il y aurait longtemps que leur étiquetage aurait été
rendu obligatoire », constate Benoit Girouard, porte-parole de
l'Union Paysanne. « Par précaution, Ottawa devrait imposer
l'étiquetage obligatoire des OGM »
Ces groupes estiment que le projet de loi privé C-517 représente
une occasion pour nos élus de voter pour l'étiquetage obligatoire
des OGM. Selon ces groupes, les députés doivent écouter les
citoyens et les consommateurs qui veulent l'étiquetage obligatoire
des OGM. Certains groupes, comme Greenpeace, entendent bien rendre
public le vote de chacun des députés fédéraux sur le projet de loi
C-517.
(1) Étude économique sur les coûts relatifs à l'étiquetage
obligatoire des filières génétiquement modifiées (GM) versus non-Gm
au niveau québécois. MAPAQ; voir :
www.greenpeace.org/canada/fr/actualites/etude-cachee-quebecois
(2) Rapport annuel 2007 sur les contaminations par les OGM : www.gmcontaminationregister.org
Pour plus de renseignements :
Éric Darier, Greenpeace, cell. 514 605-6497
Charles Tanguay, Union des consommateurs, cell. 514
743-0419
Denis Farladeau, ACEF-Québec, cell. 418-999-0925
Nalini Vaddapalli, Option consommateurs,
cell.514-241-8162
Benoit Girouard, Union Paysanne, cell.cell.
450-495-1910