Greenpeace répond à l'article du Toronto Star faisant
mention aujourd'hui de la volonté de la société d'État de procéder
à la fermeture des quatre réacteurs Pickering B dus au coût
élevé.
« Québec devrait faire de même avec Gentilly-2. Si l'Ontario,
dépendante de l'énergie nucléaire, admet que la réfection de CANDU
est trop chère, pourquoi le gouvernement Charest s'obstine-t-il à
poursuivre en ce sens, questionne Shawn-Patrick Stensil,
responsable de la campagne nucléaire de Greenpeace. L'énergie verte
pourrait facilement remplacer Gentilly-2 à moindre coût et sans les
déchets radioactifs et les risques d'accident associés à l'énergie
nucléaire. »
Les quatre réacteurs en question produisent environ 10 pour cent
de l'électricité de l'Ontario tandis que le réacteur Gentilly-2 au
Québec n'en produit que 2 pour cent.
L'article du Toronto Star révèle aussi que l'OPG
effectuait de nouvelles études sur la réfection de réacteurs
désuets à Darlington. Greenpeace demande que ces études soient
rendues publiques avant que le gouvernement ne prenne sa décision
concernant l'avenir des réacteurs de Darlington.
Les réacteurs CANDU, comme ceux de Pickering et de Gentilly-2,
doivent être reconstruits à mi-vie, contrairement aux autres
modèles de réacteurs, au coût de milliards de dollars. Il y a
quelques années, l'industrie nucléaire canadienne estimait rentable
la remise à neuf des réacteurs CANDU, mais cette affirmation a été
démentie par les récents dépassements de coûts et retards dans la
reconstruction des réacteurs à la station Point Lepreau au
Nouveau-Brunswick et au site Bruce en Ontario.
« La probable fermeture des réacteurs Pickering est l'occasion
idéale pour le gouvernement Charest de revenir sur sa décision de
2008 de remettre en état Gentilly-2, ajoute Shawn-Patrick Stensil.
Depuis, la réfection des réacteurs au Nouveau-Brunswick et en
Ontario, elles ont donné de piètres résultats et aujourd'hui, un
article révèle que l'Ontario fermera quatre de celles-ci. »
Le gouvernement Charest a annoncé la maintenance de Gentilly-2
avant que ne soient connus les problèmes de reconstruction des
réacteurs de Point Lepreau, même si initialement il affirmait
suspendre sa décision jusqu'à ce qu'il obtienne les résultats du
Nouveau-Brunswick.
L'éventuelle fermeture de quatre réacteurs en Ontario
témoignerait également d'une situation qui se dégrade dans
l'industrie nucléaire canadienne en 2010, marquée par les
dépassements de coûts, les condamnations de réacteurs et les
situations embarrassantes en 2009. En 2005, l'Ontario a également
remisé deux autres réacteurs au site de Pickering après que le coût
de redémarrage ait dépassé le milliard de dollars.
« Cette nouvelle laisse présager la fin des réacteurs CANDU,
poursuit Shawn-Patrick Stensil. Il serait parfaitement insensé de
dépenser des milliards de dollars pour un réacteur qui coûtera
encore davantage à réparer à mi-vie. Les réacteurs CANDU ne peuvent
se mesurer aux coûteux modèles de réacteurs, encore moins à
l'énergie verte. L'argent dépensé dans la réfection de Gentilly 2,
ce sont autant de sommes qui ne le sont pas dans les énergies
vertes. »
Pour de plus amples informations :
Catherine Vézina, Communications et Relations publiques,
Greenpeace Canada,
(514) 212-5749
Shawn-Patrick Stensil, responsable de la campagne Climat et
Énergie,
(416) 884-7053 (anglais et français)