Communiqué de presse - 30 septembre, 2009
Le 30 septembre 2009 (Fort McMurray, Alberta) – Après 10 heures de perturbartion, le blocus de Greenpeace sur les sites d’exploitation des sables bitumineux de Suncor au nord de Fort McMurray en Alberta a pris fin.
Les 10 activistes responsables de l'arrêt des deux convoyeurs de
Suncor ont été arrêtés par la GRC dans la soirée. Un peu plus tôt
dans la journée, la police a effectué l'arrestation de 10 autres
militants ayant installé une bannière géante sur la rivière
Athabasca porteuse du message « Se meurt pour un leadership
climatique ».
L'action a débuté tôt ce matin lorsque 23 activistes du Canada,
de France, du Brésil et de l'Allemagne se sont infiltrés sur les
sites de Suncor. Une première équipe a stoppé l'énorme tapis
roulant servant au transport du bitume de la mine ouest de Suncor à
son usine située à l'est, de l'autre côté de la rivière Athabasca.
Parmi les activistes se trouvait le directeur général de Greenpeace
Canada, Bruce Cox. Celui-ci est du nombre des activistes
arrêtés.
L'intervention d'aujourd'hui survient deux semaines après
l'interruption réussie des activités minières de Shell par
Greenpeace. Les actions portées aujourd'hui par l'organisation
visaient à attirer l'attention de la communauté internationale sur
le crime climatique que constitue l'exploitation des sables
bitumineux.
Pendant les blocus de Shell et Suncor, les deux entreprises ont
fait l'annonce par voie de communiqué qu'elles étaient ouvertes au
dialogue.
« Les compagnies qui exploitent le pétrole sale des sables
bitumineux comptent tripler leur production dans les prochaines
années. Leurs actions en disent long sur leur ''ouverture au
dialogue'' », note Virginie Lambert Ferry, responsable de la
campagne Climat-Énergie chez Greenpeace. « Les groupes
environnementaux et la société civile ont rencontré à plusieurs
reprises ces entreprises dans les dix, vingt, trente dernières
années. Jusqu'ici, ces ''dialogues'' n'ont pas permis de mettre un
terme à l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre, à la
multiplication de lacs toxiques et à l'empoisonnement de fleuves.
Il est temps de mettre fin aux belles paroles et d'agir. II est
temps d'arrêter l'exploitation des sables bitumineux », conclut Mme
Lambert Ferry.
Il était possible de regarder l'action de Greenpeace en direct
tout au long de l'action à l'adresse : greenpeace.org/stoptarsands
Pour plus d'information, veuillez
contacter :
Catherine Vézina, Communications et Relations publiques,
514-212-5749
Virginie Lambert Ferry, responsable de la campagne
Climat-Énergie, 514-217 5438