GES des véhicules au Québec : Mme Beauchamp, résistez aux pressions des constructeurs automobiles!

Communiqué de presse - 12 février, 2010
Face aux pressions exercées par les constructeurs automobiles en réponse à la mesure prise par la ministre Line Beauchamp en décembre 2009 de réduire progressivement d’ici à 2016 les émissions des nouveaux véhicules automobiles roulant au Québec, Greenpeace appelle le gouvernement à maintenir le cap et à résister aux tentatives de déstabilisations.

Le règlement sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) des véhicules automobiles est une mesure importante pour la réduction des GES du Québec et, contrairement à ce qu'affirme notamment le gouvernement ontarien dans La Presse aujourd'hui, il ne s'agit pas d'une nouveauté puisque le projet de règlement a été publié en 2008.

« Les multiples attaques dont fait l'objet le nouveau règlement québécois tant de la part des constructeurs automobiles que des gouvernement fédéral et ontarien, sont la preuve de la puissance des lobbies automobiles et pétroliers au Québec et dans le reste du Canada », affirme Virginie Lambert Ferry, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace. Il est décisif que le gouvernement Charest maintienne ce règlement pour mettre le Québec sur la voie de la réduction des GES.

Greenpeace est très inquiète que Québec puisse revenir sur ce règlement et face aux fortes pressions dont la ministre Beauchamp fait l'objet présentement.

« Renoncer serait une folie, ajoute Virginie Lambert Ferry. Un recul signifierait que le gouvernement Charest, qui se prétend être un leader en matière de lutte aux changements climatiques, n'a pas réellement l'intention de transformer ses paroles en actes. »

Greenpeace demande collectivement aux pays industrialisés de réduire leurs émissions de gaz à effet d'au moins 40% sous le niveau de 1990 à l'horizon 2020 dans le but de limiter la hausse des températures à 2 degrés et éviter ainsi des changements climatiques catastrophiques.

Greenpeace rappelle que la cible dont s'est doté le gouvernement du Québec pour 2020 est en deçà de ce que recommandent les scientifiques, soit -25 à -40% sous le niveau de 1990 d'ici 2020 pour les pays développés. « Pour entrer dans le club des leaders de la lutte aux changements climatiques, le Québec a encore beaucoup de chemin à faire », conclut Virginie Lambert Ferry.

Pour plus d'information

Catherine Vézina, Communication, Greenpeace, (514) 212-5749

Virginie Lambert Ferry, Campagne Climat-Energie, Greenpeace, (514) 217-5438