« Aujourd'hui, nous complétons et nous nous assurons du plus
important montage financier en protection forestière de toute
l'histoire de l'Amérique du Nord », souligne Mélissa Filion,
responsable de la campagne Forêt de Greenpeace. « De nouveau, les
yeux du monde se tournent vers la forêt du Grand-Ours et notre
approche originale en protection environnementale ».
Cet investissement était attendu depuis février 2006, soit
depuis l'annonce de l'Entente sur la protection de la forêt du
Grand-Ours, qui comprend la sauvegarde de plus de deux millions
d'hectares de forêt côtière tempérée.
Du coup, cette contribution libère pour ce projet 60 M$ de dons
de fondations canadiennes et américaines ainsi que 30 M$ qu'avait
déjà promis le gouvernement de la Colombie-Britannique.
« Les défis de notre époque requièrent de nouvelles approches
qui valorisent une saine gestion environnementale. Avec l'annonce
d'aujourd'hui, la preuve est maintenant faite que la protection de
l'environnement génère de l'investissement et de l'emploi qui ne
menaceront pas les écosystèmes vivants desquels nous dépendons »,
affirme Merran Smith, directrice des programmes côtiers pour la
Colombie-Britannique de ForestEthics.
« L'annonce d'aujourd'hui apporte une touche finale au modèle
holistique de protection dans la forêt du Grand-Ours », déclare
Lisa Matthaus, directrice de campagne pour le chapitre
britanno-colombien du Sierra Club du Canada. « Les communautés
côtières pourront désormais aller de l'avant et créer des solutions
de développement durable beaucoup plus sensées pour leurs
populations et l'environnement duquel ils dépendent directement.
»
Les investissements privés seront dirigés vers un fond de
protection, dédié spécifiquement à la protection, à la science et à
des emplois viables dans les communautés autochtones locales. Les
investissements publics seront quant à eux utilisés dans ces
communautés et territoires pour aider au développement
d'entreprises, de diversification de l'économie pour créer des
projets respectueux de l'environnement.
Les groupes environnementaux saluent les deux paliers de
gouvernement ainsi que les donateurs privés d'avoir mis toute leur
confiance dans ce projet. ForestEthics, Greenpeace et le Sierra
Club du Canada souhaitent de plus remercier les Premières Nations
de la côte de Colombie-Britannique, The Nature Conservancy et tous
ceux et celles qui ont rendu l'annonce d'aujourd'hui possible.
Les autres composantes de l'Entente sur la forêt du Grand-Ours -
la protection d'un territoire qui représente trois fois la taille
de l'Île-du-Prince-Édouard ainsi qu'une nouvelle approche de
gestion forestière, la gestion écosystémique - seront mises sur
pied dans l'ensemble de la région d'ici à 2009. La réalisation la
plus fidèle qui soit de ces accords sur le terrain et la
modification profonde des habitudes de coupe sont nos prochains
grands défis.
La forêt du Grand-Ours s'étend du nord de la
Colombie-Britannique aux côtes centrales de la province et à
l'archipel de Haida Gwaii (les îles de la Reine Charlotte). C'est
la plus grande étendue encore intacte de forêt côtière tempérée au
monde. Loups, couguars, ours et plus de 20 % de la population
mondiale de saumon sauvage vivent dans ou transitent par les lacs
et rivières de la forêt du Grand-Ours de Colombie-Britannique.
VVPR info: Melissa Filion, Greenpeace : (514) 581-8216Merran Smith, ForestEthics : (604) 816-5636Jocelyn Desjardins, Communications – Greenpeace : (514) 212-5749Andrew Male, Communications – Greenpeace : (416) 880-2757
Notes: Vidéo et image disponible sur demande.