Communiqué de presse - 25 octobre, 2007
Greenpeace félicite le gouvernement français pour l’annonce faite par le président Nicolas Sarkozy selon laquelle la France suspend indéfiniment la culture du maïs OGM. Dans une déclaration concluant le sommet environnemental de Grenelle, le président Sarkozy faisait état de ses doutes sur la sécurité et l’utilité des OGM, ainsi que de ses craintes de la contamination génétique incontrôlée. L’interdiction de la France intervient le même jour où le Commissaire à l’environnement de l’Union européenne Stavros Dima, propose une interdiction de deux variétés de maïs OGM (Bt11 and Bt1507) à cause des risques qu’ils posent à l’environnement.
Sarkozy a conclut le sommet de Grenelle avec une déclaration sur
plusieurs thèmes incluant les OGM et le principe de précaution :
«Je veux revenir sur le dossier des OGM : la vérité est que nous
avons des doutes sur l'intérêt actuel des OGM pesticides ; la
vérité est que nous avons des doutes sur le contrôle de la
dissémination des OGM ; la vérité est que nous avons des doutes sur
les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM… dans le
respect du principe de précaution, je souhaite que la culture
commerciale des OGM pesticides soit suspendue. Ceci en attendant
les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle
instance qui sera créée avant la fin de l'année. »
Le maïs OGM de Monsanto, le MON810 qui produit un pesticide, est
le seul OGM actuellement cultivé en Europe et sera maintenant
interdit. On estime que moins de 20 000 hectares d'OGM sont
cultivés en France en 2007. « Greenpeace est satisfait que le
gouvernement français ait reconnu la validité des arguments
environnementaux et interdit la culture de maïs OGM à risque.
L'annonce du président Sarkozy est une victoire pour les
consommateurs, les agriculteurs et l'environnement. Greenpeace
invite tous les gouvernements à emboîter le pas à la France »,
déclare Doreen Stabinsky, conseillère scientifique à Greenpeace
International.
Au Canada, le maïs OGM MON810 est autorisé depuis 1997. Les maïs
OGM couvrent 820 000 hectares et représentent environ 50 % de tout
le maïs cultivé. « Pendant que le président Sarkozy agit, le
gouvernement canadien n'a toujours pas ratifié le protocole de
biosécurité, ni imposé l'étiquetage obligatoire des OGM et il
s'oppose à une responsabilité légale stricte pour les producteurs
d'OGM », constate Éric Darier, responsable de la campagne
agriculture à Greenpeace Canada.
Pour plus de
renseignements :
Éric Darier, responsable campagne Agriculture - 514 605-6497