Greenpeace a soutenu aujourd'hui, devant le comité sur
l'agriculture et l'environnement de l'Assemblée législative de
l'Île-du-Prince-Édouard, que la province doit devenir un territoire
sans organismes génétiquement modifiés.
Greenpeace estime que la tenue de consultations publiques sur
les organismes génétiquement modifiés (OGM) à
l'Île-du-Prince-Édouard (Î-P-É) est un excellent premier pas dans
la bonne direction. En vertu du principe de précaution, Greenpeace
s'oppose à la libération d'OGM dans l'environnement parce qu'ils
risquent de réduire la biodiversité.
Éric Darier de Greenpeace explique : « La meilleure façon
d'appliquer le principe de précaution, c'est de faire de toute
l'île un territoire sans OGM puisqu'il n'a jamais été démontré que
les plantes ou le saumon génétiquement modifiés étaient sans danger
pour l'environnement ou la santé humaine et animale. Et comme le
gouvernement fédéral n'a pas pris ses responsabilités face aux OGM,
les provinces doivent faire leurs propres lois si elles veulent
protéger l'environnement, leurs sources d'alimentation et leurs
citoyens. »
Le gouvernement fédéral n'a toujours pas rendu obligatoire
l'étiquetage des produits contenant des OGM, il n'a pas encore
signé le Protocole sur la biosécurité et, pire encore, il n'a
jamais commandé d'études scientifiques indépendantes et
approfondies concernant les effets des OGM sur l'environnement, la
santé ou la biodiversité.
« La demande pour les produits sans OGM est une tendance lourde
à l'échelle mondiale, ajoutait Darier. En faisant de son territoire
une zone sans OGM, l'Î-P-É protégerait non seulement
l'environnement, mais aussi ses marchés, notamment dans le secteur
des produits agricoles et de la pêche. La majorité des habitants de
l'Île, et des Canadiens, sont d'accord pour transformer la province
en zone sans OGM. Il est rare de voir qu'une politique s'avère
bonne pour l'environnement, bonne pour les cultivateurs,
économiquement rentable et qu'elle soit en plus endossée par le
grand public. »
Greenpeace a demandé à Léger Marketing et à Corporate Research
Associates de réaliser un sondage sur les OGM en février dernier.
Résultat : si on met de côté les indécis, 58 % des répondants
souhaitent que leur propre province devienne une zone sans OGM. À
l'Î-P-É, cette proportion s'élève à 62 %.
Greenpeace croit fermement que l'Î-P-É doit :
- Cesser de cultiver des plantes génétiquement modifiées sur son
territoire.
- Cesser des nourrir les animaux avec des OGM.
- Refuser d'autoriser le développement et la commercialisation
des poissons génétiquement modifiés, notamment le saumon.
- Instaurer un programme d'étiquetage obligatoire des produits
contenant des OGM, comme en Europe.
- Adopter des politiques pour favoriser l'agriculture écologique
et le développement durable.
- Publiciser le fait que l'Î-P-É est une zone sans OGM et
encourager les autres gouvernements à faire de même.
Greenpeace invite les Canadiens à continuer d'appuyer l'Î-P-É
afin qu'elle devienne une zone sans OGM en écrivant au premier
ministre de la province via le site suivant :
www.greenpeace.ca/e/campaign/gmo/depth/pei_ge_free/index.php