« Le Canada ne fait visiblement pas preuve de leadership dans ce
dossier et joue un jeu dangereux », affirme Arthur Sandborn,
responsable de la campagne Énergie et climat de Greenpeace. « Les
déclarations de Harper confirment que le gouvernement n'a pas
l'intention d'entreprendre quelques efforts significatifs que ce
soit pour atteindre les objectifs de Kyoto alors que tous les
experts mondiaux, comme le Groupe d'experts intergouvernemental sur
l'évolution du climat (GIEC), s'entendent pour dire qu'une action
immédiate et ciblée doit être entreprise pour éviter des
changements climatiques périlleux et irréversibles. »
Contrairement à ce qu'affirme Harper, la Chine et l'Inde ont
ratifié le Protocole de Kyoto. Il faut comprendre qu'au moment de
l'entente à la Convention de Rio, en 1992, le gouvernement
conservateur de Mulroney et les autres gouvernements ont reconnu
que le problème du réchauffement climatique n'était pas engendré
par la Chine et l'Inde, mais que la responsabilité revenait aux
pays industrialisés.
Les pays industrialisés sont responsables d'environ 80 % de
l'accumulation des gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère
alors qu'ils ne représentent que 25 % de la population mondiale.
Chaque canadien produit en moyenne 20 tonnes de CO2 par an,
comparativement à 3,84 tonnes per capita pour la Chine et 1,2
tonnes per capita pour l'Inde.
Le Protocole de Kyoto est basé là-dessus. Les pays membres de
l'ONU se sont donc entendus, pour que ce soit les pays
industrialisés qui prennent d'abord le leadership de la réduction
des émissions, puisqu'ils disposent de beaucoup plus de ressources
financières, techniques et humaines pour relever ce défi. En un
mot, la Chine et l'Inde n'ont pas causé ce problème, cette
responsabilité, c'est celle des pays industrialisés, donc la
nôtre.
« La bonne nouvelle, c'est que le Canada vient de perdre un
allié dans cette bataille avec le changement de gouvernement en
Australie. » ajoute Sandborn « Heureusement, la victoire des
travaillistes, qui sont pour le Protocole de Kyoto, met le Canada
dans une situation précaire, son seul allié demeurant George Bush,
dont le règne termine bientôt. Souhaitons que l'isolement croissant
du Canada porte conseil et amène des changements de position du
gouvernement Harper. »
Pour plus de
renseignements :
Leila Copti, Communication/relations publiques,
Greenpeace - 514-661-6134
Arthur Sandborn, Responsable campagne Énergie
et Climat - 514-933-0021, poste 13 / 514-235-5955