L’herbicide des OGM néfaste pour les cellules embryonnaires humaines

Québec doit agir devant l’inaction d’Ottawa

Communiqué de presse - 16 mai, 2007
Une nouvelle étude scientifique1 indique que le Roundup, l’herbicide qui accompagne la plupart des OGM ou organismes génétiquement modifiés, serait plus dangereux pour les humains que ce que l’industrie a toujours prétendu2.

Pour Greenpeace, cette dernière étude fait suite à d'autresdéveloppements récents qui remettent en question l'affirmation quin'est toujours pas confirmée scientifiquement par les autoritésgouvernementales fédérales selon laquelle les OGM seraientsécuritaires.

D'après les scientifiques : «. Les actions délétères du Roundup sontrelevées à partir de doses très faibles (le produit vendu en magasinest dilué jusqu'à 10.000 fois) et elles sont confirmées, en particulierau niveau de la perturbation des hormones sexuelles à des doses nontoxiques, notamment avec des extraits de placenta frais. Ces dosescorrespondent aux doses discutées pour être autorisées dans certainsOGM tolérants au Roundup aux États-Unis [et au Canada]. Il est mis enévidence que c'est le produit Roundup tel que vendu qui est beaucoupplus toxique que le produit qui est connu et homologué pour être sonprincipe actif, le glyphosate… Ces travaux pourront peut-être permettrede mieux comprendre les problèmes de fausses couches, de naissancesprématurées, ou de malformations sexuelles chez les bébés, entre autresde couples d'agriculteurs. »

« Il n'est pas surprenant qu'après 10 ans de commercialisation des OGM,des études commencent à sortir remettant en question les allégationspeu-fondées d'innocuité des OGM par le gouvernement fédéral », constateÉric Darier, responsable de la campagne contre les OGM de Greenpeace.Déjà en 2001, la Société royale du Canada avait remis un rapport3 augouvernement fédéral sur les problèmes évidents des OGM, mais en vain.

Rappelons quelques uns des développement récents qui illustrent l'irresponsabilité du gouvernement fédéral :

•    malgré l'interdiction récente de la luzerne OGM auxÉtats-Unis, le gouvernement canadien persiste dans la commercialisationde cet OGM, pourtant interdite aux Etats-Unis.

•    Le Minisitre de l'agriculture, Chuck Strahl, refuseobstinément d'imposer l'étiquetage obligatoire des OGM au plan fédéralmême si l'étiquetage volontaire que le gouvernement a mis en place il ya trois ans n'a produit à ce jour aucune étiquette

•    L'Agence canadienne d'inspection des alimentsserait sur le point d'autoriser l'importation de 200 tonnes de semencesgénétiquement modifiées pour produire des produits vétérinaire(moléculture) alors qu'il n'a pas autorisé la commercialisation de lamoléculture au Canada5.

« Voilà pourquoi Greenpeace lance de nouveau un appel au gouvernementdu Québec et aux trois partis à l'Assemblée nationale pour qu'ilsagissent afin de protéger l'environnement et la santé publique, uneresponsabilité que le gouvernement fédéral refuse clairement d'assumer», lance Éric Darier. 

Minimalement, le Québec pourrait aller de l'avant avec l'étiquetageobligatoire des OGM, que 86 % des gens au Québec veulent4, ce quipermettrait de mettre en place la traçabilité des OGM.  « LeQuébec devrait aller plus loin et prendre des mesures préventives etmettre par exemple en place un régime de responsabilité civile strictepour que les entreprises, qui vendent des OGM comme Monsanto, soientforcées de payer pour tous les dommages à l'environnement, à la santéhumaine et aux agriculteurs que causent les OGM », conclut Éric Darier.

VVPR info: Pour plus de renseignements :Éric Darier, responsable campagne OGM, Greenpeace, 514-605-6497Jocelyn Desjardins, Communications – Relations publiques, Greenpeace, 514-212-5749

Notes: NOTES(1) L’étude scientifique publié dans Archives of Environmental Contamination and Toxicology, dirigée par le Dr Doerge de la Food and Drug Administration (FDA) aux USA et qui paraîtra dans le numéro de juillet 2007 est disponible à : www.springerlink.com/content/d13171q7k863l446/fulltext.html(2) « L’herbicide le plus répandu serait dangereux ES pour les humains » Le Devoir 17 mai 2007 p. A5(3) Société royale du Canada (2001) Élements de précaution : Recommandations pour la réglementation de la biotechnologie alimentaire au Canada. www.rsc.ca(4) Sondage d’avril 2007 disponible à : http://www.greenpeace.org/canada/fr/actualites/sondage_etiquetageleger_2007(5) Lettre des ONG sur la moléculture à Stephen Harper qui demeure toujours sans réponse : http://www.greenpeace.org/canada/fr/documents-et-liens/documents/alliance-cibler-integrite-agriculture

Exp. contact date: 2007-05-24 00:00:00