Communiqué de presse - 20 décembre, 2006
Greenpeace publie dans l’édition d’aujourd’hui du International Herald Tribune une annonce publicitaire condamnant les coupes à blanc de Kimberly-Clark dans la forêt boréale canadienne.
Extrait de la page de publicité de Greenpeace publiée dans l'international Herald Tribune du 21 décembre 2006.
L'annonce représente une boîte de papiers mouchoirs Kleenex
accompagnée d'un mode d'emploi indiquant comment faire pour
continuer de détruire les forêts anciennes en utilisant les
produits de la compagnie. Ce geste de Greenpeace est le plus récent
élément d'une campagne pour forcer Kimberly-Clark à ne plus
s'approvisionner en pâte de bois provenant de la forêt boréale du
Canada, dans le seul but de fabriquer des papiers jetables.
« Nous avons choisi de porter ce message sur la place publique
puisque Kimberly-Clark refuse d'entendre raison et de prendre une
décision d'affaires avisée », soutient Richard Brooks,
coordonnateur de la campagne forêts chez Greenpeace Canada. « La
forêt boréale du Canada revêt trop d'importance, notamment dans la
lutte contre les changements climatiques, pour qu'on la taille en
pièce de la sorte afin d'en faire du papier hygiénique et des
papiers mouchoirs destinés aux marchés de l'Europe ou de l'Amérique
du Nord. »
Tous les ans, Kimberly-Clark utilise plus de 3,1 millions de
tonnes de pâte de papier. De cette somme, près du quart provient
des forêts canadiennes, notamment de coupes rases réalisées en
Ontario et en Alberta. Cette entreprise refuse toujours d'augmenter
le contenu en fibres recyclées dans ses produits. Il est pourtant
prouvé que les consommateurs nord-américains, dans une perspective
de développement durable, seraient prêts à payer davantage pour se
procurer des papiers jetables dont la provenance respecte
l'environnement.
Greenpeace s'est efforcée de convaincre les milieux d'affaires
et les universités de cesser d'acheter les produits Kimberly-Clark
et d'adhérer à 700 entreprises pour la forêt, une longue liste
d'organisations qui refusent d'utiliser des produits de
Kimberly-Clark. L'Université Rice du Texas s'est d'ailleurs jointe
à la liste la semaine dernière.
« Les consommateurs européens forment un marché particulièrement
sensible aux enjeux gouvernementaux de ce genre » a ajouté Richard
Brooks. « Puisque Kimberly-Clark a choisi de ne pas interrompre des
coupes qui endommagent la forêt boréale du Canada, nous n'avons
d'autres choix que d'informer ces consommateurs des dangers
encourus par l'environnement forestier et de les enjoindre à ne pas
se procurer de produits de Kimberly-Clark. »
C'est dans cet esprit qu'en novembre dernier des volontaires de
Greenpeace ont installé un blocus devant le siège social commercial
de Kimberly-Clark en s'enchaînant à des cuvettes de toilette et en
déployant une banderole à partir du toit de l'édifice. 19 % des
ventes de la firme concernent le marché européen.
Other contacts: Andrew Male, coordonnateurs des communications à Greenpeace. 416-880-2757Richard Brooks, coordonnateurs de la campagne Forêts à Greenpeace. 416-573-7209 (cellulaire)