Communiqué de presse - 12 décembre, 2001
Montréal / Londres, 13 décembre 2001 - La décision de l'administration Bush de se retirer du Traité antibalistique ABM, conclu en 1972, va tout à fait à l'encontre de la volonté exprimée par le Président américain de favoriser l'établissement d'une force mondiale unie et pacifique pour lutter contre le terrorisme, déclare Greenpeace.
Les États-Unis ont transgressé plusieurs fois le traité ABM avec
leprogramme d'essais de défense antimissile, la Guerre des étoiles,
dontle 17e essai avait lieu la semaine dernière à la base militaire
deVandenberg, en Californie. Le Président Bush a fait part au
Congrès deson intention de se retirer de cet accord international
mais lesÉtats-Unis sont encore liés au traité pour six mois.
La semaine dernière, les États-Unis ont été les seuls à
bloquerles négociations pour le renforcement du traité
international surl'interdiction des armes biologiques. De même, eux
seuls ont votécontre la motion soumise par les Nations unies
concernantl'interdiction globale sur les essais nucléaires.
« C'est la troisième fois cette semaine que les
États-Uniss'opposent à des traités internationaux sur les armes de
destructionmassive et sur le désarmement et tout cela au nom, soit
disant, de lapaix et de la sécurité globale », soutient William
Penden, responsablede la campagne sur le désarmement pour
Greenpeace International.
« Si l'administration Bush cherche véritablement à établir
lasécurité globale et à protéger ses citoyens et ses alliés, elle
doitabandonner le programme la Guerre des étoiles, se conformer au
traitéABM et soutenir les efforts internationaux pour éliminer les
armesnucléaires à travers le monde. »
« L'administration Bush rend le monde plus dangereux, réouvre
lacourse aux armements et Jean Chrétien doit fermement et
clairement seprononcer contre », affirme Peter Tabuns, directeur de
GreenpeaceCanada.
Greenpeace demande aux nations du monde de faire entendre
raisonaux États-Unis afin qu'il réintègre le traité ABM. « Plutôt
que degarder le silence, les chefs des nations devraient
condamnerouvertement la décision des États-Unis », estime William
Penden.
« La communauté internationale a six mois pour convaincre
lesÉtats-Unis d'abandonner le programme la Guerre des étoiles et
toutesles nations qui demeureront silencieuses seront également
coupables dessuites à ce retranchement du traité ABM. »